L’armée des États-Unis a annoncé mardi le rétablissement de son blocus des ports iraniens.
Échec du cessez-le-feu et escalade militaire
Le blocus avait été imposé initialement à la mi-avril avant d’être levé à la mi-juin, le lendemain de la signature d’un accord intérimaire visant à mettre fin définitivement à la guerre. Cet accord prévoyait un calendrier de 60 jours pour négocier un accord sur le programme nucléaire de l’Iran, mais les discussions ont stagné tandis que les combats dans le détroit s’intensifiaient.
Le Commandement central des États-Unis a indiqué avoir frappé plusieurs zones en Iran, ciblant des capacités maritimes ainsi que des sites de missiles, de drones et des systèmes de défense côtière. L’Iran a reconnu ces frappes sans fournir d’évaluation immédiate des dommages. En réponse, Téhéran a lancé des attaques contre le Koweït, Bahreïn et la Jordanie, ainsi que contre trois pétroliers. Selon l’Organisation maritime internationale, les attaques sur deux des navires, le Mombasa et l’Al Bahiyah (associés aux Émirats arabes unis), ont tué deux marins et en ont blessé 14.
La question des taxes de navigation
Lundi, le président Donald Trump avait annoncé le retour du blocus et l’intention d’imposer une taxe de 20 % aux navires traversant le détroit. Cependant, Bloomberg rapporte que le président est revenu sur cette décision le 14 juillet après avoir été largement critiqué. Le président Trump a précisé mardi qu’il remplaçait ces frais par des investissements du Golfe, après avoir été contacté par des émirs et des rois suggérant un arrangement alternatif.

Enjeux stratégiques et souveraineté
Kazem Gharibabadi, ministre adjoint iranien des Affaires étrangères pour les affaires juridiques et internationales, a affirmé lors d’un entretien diffusé par IRIB que les États-Unis cherchaient à empêcher Téhéran d’exercer une « souveraineté effective » sur le détroit d’Ormuz.

Le détroit est crucial pour l’économie mondiale, car un cinquième de tout le pétrole brut et du gaz naturel commercialisés y transitait avant la guerre. Le 28 février, après des attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, Téhéran avait effectivement fermé le passage en menaçant et en attaquant des navires, provoquant une envolée des prix du pétrole et des engrais. Plus récemment, l’Iran a attaqué des navires empruntant une route supervisée par l’armée américaine, située hors du contrôle de Téhéran.
Impasses diplomatiques et déminage
La situation reste tendue concernant la sécurité des routes maritimes. L’Iran a toutefois déclaré qu’il n’autoriserait aucun autre pays à effectuer ces opérations, s’opposant notamment à une proposition du président français Emmanuel Macron d’aider Oman à sécuriser les routes maritimes.
Résumé des impacts et actions récentes
- Action US : Rétablissement du blocus des ports iraniens le 14 juillet 2026.
- Cibles US : Systèmes de défense côtière, sites de missiles et drones en Iran.
- Réponse Iranienne : Attaques contre Bahreïn, Koweït, Jordanie et trois pétroliers.
- Conséquences humaines : 2 marins tués et 14 blessés sur les navires Mombasa et Al Bahiyah.
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