L’armée américaine envisage d’utiliser la GBU-43/B, connue sous le nom de «mère de toutes les bombes», pour frapper des infrastructures énergétiques et des sites nucléaires iraniens. Ce déploiement potentiel, révélé en octobre 2026, marquerait une escalade majeure alors que la guerre dure depuis plus de sept mois.
La GBU-43/B et le plan de frappe envisagé par le Pentagone
L’armée américaine étudie la possibilité de recourir à son arme conventionnelle la plus puissante si Donald Trump ordonne de relancer les frappes contre l’Iran. Selon des informations relayées par CNN en octobre 2026, le Pentagone a reçu pour instruction d’élaborer des scénarios ciblant les infrastructures énergétiques et les installations nucléaires du pays.
Au cœur de cette planification se trouve la bombe GBU-43/B, appelée Massive Ordnance Air Blast Bomb et désignée sous le surnom de « la Mère de toutes les bombes », dotée d’une charge explosive massive de 8 480 kilogrammes d’explosif H-6. Mesurant environ 30 pieds de long pour un poids d’environ 9 800 kilogrammes, cette munition est entrée en service en 2003 afin de remplacer la BLU-82 Daisy Cutter utilisée lors des guerres au Vietnam et en Afghanistan. Elle est conçue pour être larguée depuis un avion Lockheed C-130 Hercules et génère des ondes de choc explosives redoutables. Sa seule utilisation réelle en situation de combat remonte au 13 avril 2017, déjà sous la présidence de Donald Trump, lorsqu’elle a visé un réseau de tunnels et de grottes du groupe État islamique dans la province de Nangarhar, en Afghanistan, entraînant la mort de 36 combattants selon le ministère afghan de la Défense.
Le débat sur l’efficacité face au site de Pickaxe Mountain
Les plans de frappe examinent la possibilité de cibler des sites hautement fortifiés, notamment le complexe de Pickaxe Mountain, situé près de l’ancien complexe de Natanz bombardé en juin 2025.
Comme l’a indiqué un responsable proche du dossier à CNN, « la MOAB est une arme capable d’affecter une vaste zone et de nettoyer un très grand périmètre, mais elle n’a pas d’autre utilité particulière et ce n’est certainement pas une arme qui frappe en profondeur sous terre ».
Des responsables américains ont souligné que ce type de munition n’est pas une ogive à pénétration profonde. Bien qu’elle s’avère redoutable pour raser de vastes étendues ou détruire des infrastructures en surface, elle ne peut atteindre des structures enfouies sous des couches de roches en profondeur. Certains analystes estiment toutefois que son utilisation pourrait répondre à des considérations psychologiques ou servir de démonstration de force dans un contexte d’enlisement diplomatique.

L’échéance électorale et les tensions régionales en suspens
La question d’une intervention imminente se heurte à un calendrier politique serré aux États-Unis. Le président américain a indiqué publiquement écarter toute attaque avant les élections législatives de mi-mandat fixées au 3 novembre 2026, tout en évoquant des discussions productives avec Téhéran. Les sondages d’opinion montrent que l’impact de la guerre sur les prix des carburants pèse lourdement sur l’électorat républicain.
Face à ces menaces, les autorités iraniennes ont formulé des avertissements sévères, signalant qu’une riposte pourrait viser des infrastructures énergétiques de la région et des câbles de communication sous-marins. Alors que le Pentagone n’a pas réagi officiellement à ces révélations, la décision finale sur l’utilisation éventuelle de la MOAB reste en suspens face aux risques d’embrasement généralisé du conflit.
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