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En 2025, les entrées d’investissements directs étrangers dans le Conseil de Coopération du Golfe ont atteint environ 99 milliards de dollars, soit un sommet sur dix ans, tandis que les flux sortants ont grimpé à 130 milliards de dollars.
Les flux d’investissements atteignent un sommet historique en 2025
Les pays du Conseil de Coopération du Golfe (GCC) ont consolidé leur statut de carrefour entre les capitaux asiatiques et les marchés d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord au cours de l’année 2025. Les entrées d’investissements directs étrangers (IDE) vers le GCC ont ainsi progressé de 18 % pour s’établir à environ 99 milliards de dollars, surperformant la moyenne mondiale qui s’est cantonnée à 6 %. De leur côté, les investissements sortants émanant des pays du Golfe ont grimpé de 11 % pour atteindre 130 milliards de dollars, dépassant les flux entrants de près de 31 milliards de dollars.
Le produit intérieur brut réel de la région a progressé de 4,7 % en 2025 pour s’établir à 1 903,7 milliards de dollars, contre 1 817,5 milliards de dollars en 2024, d’après les données de la Centrale de Statistique du Conseil de Coopération du Golfe (GCC-Stat). Le stock total d’IDE entrants s’élève désormais à 792,7 milliards de dollars, tandis que le stock d’IDE sortants atteint 810,7 milliards de dollars.

La diversification non pétrolière porte l’activité économique
L’expansion de l’activité économique repose en grande partie sur la vitalité des secteurs hors hydrocarbures. Ces derniers ont affiché une croissance réelle de 5,2 %, portant leur valeur ajoutée à 1 343,5 milliards de dollars et représentant ainsi 70,6 % de la valeur ajoutée brute totale de la région. Les annonces d’investissements dits greenfield
ont bondi de 66 % pour s’établir à environ 78 milliards de dollars, l’industrie de l’information et de la communication attirant la plus grande part de ces capitaux.
Les Émirats arabes unis sont demeurés le principal pôle d’attraction, captant environ 48 milliards de dollars. L’Arabie saoudite a quant à elle généré près des trois quarts de la progression régionale, les deux économies concentrant à elles seules plus de quatre cinquièmes des entrées totales au sein du GCC.
La valeur globale du financement de projets internationaux a grimpé de 65 % pour atteindre 114 milliards de dollars en 2025, en dépit d’une baisse de 16 % du nombre total de contrats. Les infrastructures de télécommunications et les projets numériques ont tiré cette tendance, portés notamment par le projet de centre de données d’intelligence artificielle Stargate UAE évalué à 20 milliards de dollars.
Les tensions géopolitiques pèsent sur les perspectives de 2026
Les indicateurs préliminaires pour le premier semestre de 2026 signalent un ralentissement prononcé de l’activité d’investissement à l’échelle de la région. La crise du détroit d’Hormuz met à l’épreuve l’expansion internationale des monarchies du Golfe.
La GCC-Stat anticipe un fléchissement temporaire de la croissance pour l’année 2026, sous l’effet conjugué des développements géopolitiques régionaux et des perturbations sur les chaînes d’approvisionnement. Une baisse de 12,7 % des revenus pétroliers a entraîné une contraction des recettes publiques totales, lesquelles se sont établies à 591,5 milliards de dollars. Ce repli a provoqué un élargissement du déficit budgétaire consolidé à environ 75 milliards de dollars, creusé par la poursuite des investissements dans les grands chantiers d’infrastructure et de développement.
Les analystes institutionnels prévoient toutefois une reprise de la croissance entre 3,9 % et 7,2 % pour la période allant de 2027 à 2028, portée par la poursuite des réformes structurelles et des programmes d’investissement à long terme.
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