À la suite du revers subi par le Parti républicain lors des élections de mi-mandat aux États-Unis, le gouvernement chinois a réaffirmé sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des consensus atteints entre les dirigeants des deux puissances, alors que le président Donald Trump entre dans la seconde moitié de son mandat.
Un paysage politique américain fragmenté
Les résultats préliminaires des élections de mi-mandat, publiés le 3 novembre 2026, indiquent une victoire du Parti démocrate, qui s’apprête à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Selon un sondage NBC, 64 % des personnes interrogées estiment que l’action du président Trump n’a pas été à la hauteur de leurs attentes, tandis que 60 % expriment une opposition à sa gestion. Face à ce basculement, le président américain a déclaré disposer d’un droit de veto, affirmant que les démocrates devront collaborer avec lui, sinon je vais opposer mon veto à toutes les propositions, ils ne veulent certainement pas cela
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La stratégie chinoise face à l’incertitude
Pour Pékin, cette nouvelle donne politique ne modifie pas la ligne directrice des relations sino-américaines. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a souligné le 4 novembre que ces élections relèvent de la « politique intérieure américaine », tout en exprimant le souhait de maintenir la communication et de gérer les différends. Le 5 novembre, le porte-parole du ministère, Guo Jiakun, a également insisté sur la nécessité de construire une relation de stabilité stratégique constructive basée sur le respect, l’équité et la réciprocité.

Il observe que les autorités chinoises font preuve de pragmatisme, espérant que les deux prochaines années permettront de mieux se préparer aux défis futurs, qu’il s’agisse de la question de Taïwan ou de potentielles nouvelles guerres commerciales.
La pression persistante du Congrès sur les technologies clés
Malgré le souhait de Pékin de stabiliser les relations, les experts soulignent que la marge de manœuvre de la Maison-Blanche pourrait se réduire. Selon lui, les démocrates et les républicains partagent un consensus fort sur la restriction des technologies chinoises critiques, ce qui pourrait limiter les concessions de la Maison-Blanche dans les secteurs des puces électroniques, de l’intelligence artificielle et des investissements.
Cette dynamique de contrôle législatif pourrait compliquer les négociations, notamment sur les questions de droits de l’homme, de technologie et de Taïwan.
Le calendrier diplomatique de fin 2026
La période à venir sera marquée par des échéances diplomatiques cruciales. Une rencontre entre le président Trump et le président chinois Xi Jinping est prévue lors du sommet de l’APEC à Shenzhen, suivie d’un second entretien en décembre lors du G20 à Miami. Ces échanges sont jugés déterminants pour la survie de l’accord de « trêve » commerciale, dont l’échéance est fixée à janvier.
L’analyste Craig Singleton, de la « Foundation for Defense of Democracies », prévient toutefois qu’une mauvaise évaluation de la part de Pékin sur les besoins politiques du président Trump pourrait déstabiliser la situation.

Par ailleurs, Chim Lee, analyste senior pour l’Economist Intelligence Unit, met en garde contre les conséquences imprévues de mesures diplomatiques non conventionnelles, notamment une escalade du conflit en Iran qui pourrait menacer la sécurité énergétique de la Chine et perturber ses relations au Moyen-Orient.
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