L’Alliance atlantique a lancé une plateforme d’achat numérique pour permettre à ses 32 États membres d’acquérir rapidement du matériel anti-drones, après plusieurs intrusions dans l’espace aérien de la région.
L’arrivée de deux avions de chasse français « Rafale » à la base militaire de Lielvārde illustre la présence de l’Alliance dans la zone. L’organisation a formalisé ce projet jeudi pour répondre à des défis opérationnels persistants.
Une plateforme numérique d’achat
L’outil s’inspire des pratiques civiles pour rationaliser les acquisitions militaires.

Les gouvernements membres peuvent choisir l’achat direct ou la location à long terme de technologies provenant d’entreprises installées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux États-Unis. Ces solutions ont été retenues après un appel d’offres public et plusieurs mois d’évaluation par les services spécialisés pour garantir leur performance et leur coût.
La protection des infrastructures stratégiques
Le budget global associé à ces équipements atteint des millions de dollars. Le catalogue propose notamment des brouilleurs électroniques et des drones intercepteurs destinés à sécuriser les frontières et les infrastructures critiques.
Les pays baltes, la Roumanie et la Pologne ont subi des incursions répétées de véhicules aériens sans pilote. Les responsables estiment que l’utilisation de vecteurs aériens sophistiqués pour abattre ces drones n’est pas viable financièrement sur le long terme.
L’Alliance centralise désormais l’accès à des technologies éprouvées pour optimiser ses ressources face aux nouvelles menaces, alors que le recours systématique aux missiles coûteux pour neutraliser des drones bon marché avait déjà été identifié comme une vulnérabilité budgétaire majeure.
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