Occupant la 19e place de la Premier League, Nottingham Forest traverse une période de turbulences marquée par un bilan vierge de victoires et de buts à domicile. L’entraîneur Oliver Glasner, arrivé cet été, a publiquement mis en cause le manque de rigueur au sein de son effectif après une série de quatre défaites sur les cinq derniers matchs, dont un revers 2-0 face à Brentford le week-end dernier.
L’équilibre entre discipline et liberté
Pour justifier ses méthodes, le technicien de 52 ans a employé une métaphore inhabituelle, opposant la structure militaire au style qu’il qualifie de « Woodstock ». Selon lui, le club a souffert d’un excès de laxisme qui a nui à la performance collective, rapporte la BBC.
L’armée, c’est de la haute performance, pour être honnête, car sinon cette immense organisation ne pourrait pas fonctionner, et j’avais l’impression que nous avions trop de « Woodstock ».
Oliver Glasner, entraîneur de Nottingham Forest
Glasner a souligné que ses deux piliers, la confiance et le respect, ne sont pas négociables. Il a précisé que le respect sans confiance s’apparente à un service militaire, tandis que la confiance seule, qu’il associe au mouvement « flower power », manque de la rigueur nécessaire au haut niveau.
🚨🚨🗣️ Oliver Glasner 🇦🇹 rappelle pourquoi il a rejoint Nottingham Forest : « Je ne suis pas venu ici parce que je m'ennuyais chez moi. Je suis venu pour réussir et concrétiser la vision du propriétaire, des supporters et du club. » 😤#NFFC pic.twitter.com/yg04N4NsnY
Ça ne peut pas en être un, donc si c’est juste une question de respect, je dirais que c’est militaire. Ensuite, après quelques mois de service national, on est content de pouvoir partir.
Oliver Glasner, entraîneur de Nottingham Forest
Communication avec la direction
Malgré les résultats sportifs, Glasner indique ne pas être sous une pression immédiate de la hiérarchie. Il maintient une communication régulière avec la direction du club, précisant que ce n’est pas toujours le propriétaire Evangelos Marinakis, qui a d’autres occupations, mais son fils Miltiadis, le chef du football George Syrianos, le directeur technique Pedro Ferreira et le CEO Theodore Giannikos. L’entraîneur a admis avoir hésité à durcir le ton plus tôt, espérant que la situation évoluerait naturellement sans intervention drastique.
Bien sûr, peut-être que deux ou trois fois, j’ai senti que c’était le moment, et puis je me suis dit « non, allez Oliver, sois patient et peut-être que les choses vont changer ».
Oliver Glasner, entraîneur de Nottingham Forest
Le technicien assume pleinement la responsabilité de la situation actuelle, déclarant qu’il se blâme lui-même en raison de son ambition d’atteindre les attentes des joueurs, du propriétaire et des supporters.
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