Kirghizistan : Le Président dénonce les sanctions de l’UE et propose un audit bancaire international
Bichkek, Kirghizistan – Le Président kirghize a fermement critiqué les récentes sanctions imposées par l’Union Européenne, les qualifiant de basées sur des informations erronées et dénonçant une pression injustifiée sur l’économie du pays. Ces sanctions visent plusieurs banques kirghizes accusées de faciliter le contournement des sanctions occidentales contre la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Le 19ème paquet de sanctions de l’UE cible notamment la tolubay Bank et la Eurasian Savings bank, accusées de fournir des services de paiement et des crypto-actifs à la Russie. ces mesures s’ajoutent aux sanctions déjà en place contre la “Banque Capitale” (liée au ministère des Finances kirghize), la “Banque Keremet” (sous sanctions américaines), ainsi que la plateforme d’échange de cryptomonnaies Grinex et la société A7A5 Old Vector, émettrice d’un stablecoin.
Le Président kirghize a proposé la réalisation d’un audit international des activités bancaires du pays afin de dissiper les doutes et de prouver l’absence de complicité dans le contournement des sanctions. Cette proposition intervient alors qu’une enquête menée par le média local “Kloop” révèle des liens potentiels entre des individus associés au FSB russe et des tentatives de contournement des sanctions.
Contexte et implications :
Le Kirghizistan, pays d’Asie centrale, est devenu un point de transit potentiel pour les flux financiers entre la Russie et le reste du monde depuis l’imposition de sanctions massives contre Moscou. L’augmentation des transactions en cryptomonnaies et l’ouverture de nouvelles banques dans le pays ont attiré l’attention des autorités occidentales.
Les sanctions imposées aux banques kirghizes soulèvent des questions sur l’impact économique sur le pays, dont l’économie est encore en développement. Elles mettent également en lumière les défis liés à l’application des sanctions internationales et la nécessité d’une coopération accrue pour lutter contre le contournement des mesures restrictives.
L’issue de cette crise diplomatique et économique dépendra de la transparence de l’audit proposé et de la volonté des parties prenantes de trouver une solution équitable et durable. L’avenir des relations entre le Kirghizistan, l’Union Européenne et les États-Unis est en jeu.
