Le roi Charles III a annoncé jeudi, à Londres, qu’il deviendrait le premier monarque britannique à divulguer sa déclaration fiscale personnelle. Cette décision historique vise à accroître la transparence de la monarchie, dans un contexte de pression publique suite aux scandales financiers impliquant le prince Andrew, désormais connu sous le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor.
Une réponse aux crises de réputation de la famille royale
La rupture avec une tradition séculaire de confidentialité financière n’est pas un simple acte de gestion administrative. Selon ce que rapporte le Washington Post, ce geste de transparence est une tentative stratégique du palais de Buckingham pour contenir les retombées des révélations dommageables concernant les finances d’Andrew Mountbatten-Windsor, le frère déchu et rétrogradé du roi. En ouvrant ses livres, Charles III cherche à restaurer une forme de confiance institutionnelle. La monarchie fait face à une exigence croissante d’ouverture, alimentée par les débats parlementaires et l’opinion publique. Pour le palais, cette évolution est une nécessité de service.« Notre objectif est d’expliquer tous les éléments des finances royales d’une manière qui renforce davantage la clarté et l’accessibilité, tout en les plaçant dans leur contexte historique et constitutionnel. »

Les chiffres clés du patrimoine et des revenus du monarque

| Source de revenus / Financement | Montant mentionné | Contexte |
|---|---|---|
| Duché de Lancaster (Revenu) | £26,8m | Revenu annuel pour 2024-25 |
| Duché de Lancaster (Bénéfices) | ~£24m | Bénéfices de l’année dernière |
| Duché de Cornouailles | ~£23m | Revenu reçu par le Prince de Galles |
| Sovereign Grant | £137,9m | Financement public record pour les fonctions officielles |
La divergence de transparence entre le Roi et l’héritier
L’examen du Sovereign Grant et la surveillance parlementaire
Au-delà des revenus privés, c’est le financement public de la monarchie qui attire l’attention. Le Sovereign Grant, qui couvre les frais de personnel, l’entretien des bâtiments et les déplacements officiels, a atteint un niveau record de 137,9 millions de livres sterling, une hausse temporaire liée aux rénovations du palais de Buckingham. Cependant, cette croissance budgétaire s’accompagne d’une surveillance accrue. Le Trésor, le 10 Downing Street et la Maison royale mènent actuellement une révision qui pourrait conduire à une première réduction du grant. Parallèlement, le Comité des comptes publics prévoit une enquête sur les propriétés et les baux de la Couronne. Des tensions sur la gestion des actifs ont déjà été soulevées. Un rapport initial du Bureau national d’audit a révélé que les filles d’Andrew Mountbatten-Windsor, les princesses Beatrice et Eugenie, qui ne sont pas des membres actifs de la famille royale, occupaient des propriétés à St James’s Palace et Kensington Palace, dont le loyer était pris en charge par le roi via ses revenus privés. L’avenir de la relation financière entre la Couronne et le Parlement dépendra des débats législatifs à venir. Pour le palais, l’objectif est clair : s’adapter aux attentes d’une ère moderne.« Pour dire les choses simplement : nous continuons à nous moderniser et à évoluer. »
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