Un accident de la route impliquant un bus et un camion de ciment a fait au moins 24 morts et 24 blessés le 25 octobre 2026 sur l’autoroute Nairobi-Mombasa, dans le sud-est du Kenya. Le gouvernement a réagi en annonçant un renforcement immédiat des contrôles de sécurité routière.
Une collision matinale sur l’autoroute Nairobi-Mombasa
Le drame s’est noué le dimanche 25 octobre 2026, vers 7 h 45, dans la zone de Kanga, près de Mtito Andei. Un bus transportant des fidèles de la Power of the Word Church International, basée à Mombasa, a violemment percuté un camion de transport de ciment. Les passagers rentraient chez eux après avoir assisté à l’enterrement de leur pasteur dans l’ouest du pays.
Le bilan humain s’élève à au moins 24 morts et autant de blessés, pris en charge à l’hôpital de Mtito Andei par le surintendant médical Paul Kisienya. Les autres blessés ont été acheminés vers l’hôpital sub-comté de Mtito Andei et l’hôpital de niveau 4 de Kambu, selon les précisions du gouvernement.
Des récits de survivants entre confusion et effroi
Peu avant le drame, le groupe s’était arrêté pour prendre son petit-déjeuner dans la ville de Mtito Andei. Violet Mwandonyi, une passagère qui a survécu à la catastrophe, se rappelle à peine des instants fatidiques qui ont suivi la reprise de la route.
Je ne me rappelle pas exactement ce qui s’est passé. La dernière chose dont je me souviens, c’est que nous étions tous en train de pleurer et de supplier les automobilistes de venir à notre secours. Je ne connais pas le sort de mes deux enfants qui étaient dans le bus.
Violet Mwandonyi, survivante, via Associated Press
Un autre passager, Spenza Mudave, a fourni une version différente concernant la dynamique du choc, affirmant qu’un camion avait percuté le bus par l’arrière, provoquant son tonneau. Les autorités examinent ces témoignages alors que les enquêtes se poursuivent.

Le débat des autorités sur les causes et les responsabilités
Les causes exactes de la collision restent officiellement sous investigation, mais des pistes précises se dessinent. Le commissaire du comté de Makueni, Abdullahi Khalif, a indiqué qu’un dépassement risqué du chauffeur du bus était la cause probable de l’accident, une hypothèse également privilégiée par la National Transport and Safety Authority (NTSA) face à la configuration frontale du choc.
Ce drame survient à peine trois semaines après un autre accident mortel survenu le 3 octobre près de Salama, sur le même axe routier, qui avait coûté la vie à 17 personnes, principalement des pèlerins catholiques. Face à cette récurrence, la NTSA rappelle que le pays enregistre environ 20 000 accidents et 5 009 décès en 2025, demandant que cette situation soit déclarée urgence nationale.
La riposte institutionnelle du gouvernement kényan
Le président William Ruto a adressé ses condoléances aux familles endeuillées tout en ordonnant des inspections rigoureuses de tous les véhicules affectés au transport public. De son côté, le ministre des Routes et des Transports, Davis Chirchir, a annoncé une série de mesures correctives drastiques pour endiguer l’insécurité sur le réseau.
Nous ne pouvons pas continuer à traiter la sécurité routière comme des affaires courantes. L’ampleur de la perte exige une action décisive, coordonnée et soutenue. Le ministère poursuit donc des mesures de grande envergure pour faire face à la recrudescence du carnage sur nos routes.
Davis Chirchir, ministre des Routes et des Transports
Le plan gouvernemental prévoit le renforcement du programme de gestion des points noirs routiers, une sévérité accrue contre les excès de vitesse et les dépassements dangereux, ainsi qu’une refonte de la formation des conducteurs de poids lourds et de transports publics. Le ministère entend également collaborer étroitement avec le Parlement, le pouvoir judiciaire et les gouvernements de comtés pour appliquer strictement les réglementations de 2026 sur les véhicules commerciaux et le transport scolaire.
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