Face à une pollution atmosphérique persistante causée par les incendies de forêt en Indonésie, l’État de Johor a prolongé la fermeture de ses écoles jusqu’au 16 octobre 2026, entraînant le report d’examens officiels et de vives inquiétudes chez les parents quant à la gestion de la crise.
Les établissements scolaires de l’État de Johor resteront fermés pour une période supplémentaire de cinq jours, du lundi 12 octobre au vendredi 16 octobre 2026 selon l’annonce formulée par le comité de l’éducation et de l’information de l’État, Dr Muhammad Naqib Md Ghazali. Cette décision fait suite à une première fermeture de deux jours les 8 et 9 octobre derniers.
L’extension de cette mesure s’appuie sur l’évaluation des tendances de la pollution et des prévisions météorologiques. Les autorités redoutent notamment que des vents en provenance de Kalimantan, en Indonésie, ne rabattent des fumées additionnelles entre le 13 et le 15 octobre, maintenant des concentrations élevées de polluants et des indices de pollution atmosphérique (API) oscillant entre 170 et 180 dans plusieurs zones d’après les précisions communiquées par l’exécutif de Johor.

Le président du comité, Dr Muhammad Naqib Md Ghazali, a précisé tard le samedi 10 octobre que cette décision avait été prise après l’examen des risques potentiels pour la santé des élèves, des enseignants et du personnel éducatif. Les autorités locales ont également relevé la présence de conditions atmosphériques stagnantes et d’une forte concentration de polluants atmosphériques.
Examens reportés et enseignement à distance
Cette interruption prolongée perturbe directement le calendrier académique.
Pour atténuer l’impact sur la scolarité, les programmes d’enseignement et d’apprentissage à domicile se poursuivent là où les conditions le permettent. Les enseignants et le personnel administratif des écoles concernées sont par ailleurs autorisés à travailler à domicile, tandis que les bureaux éducatifs de district et de l’État maintiennent leurs activités présentielles habituelles d’après les consignes publiées par les services éducatifs locaux.
La qualité de l’air s’améliore dans certains États
Pendant que Johor prolonge ses restrictions, la situation montre des signes d’amélioration dans d’autres régions du pays.

Plusieurs zones du pays, en particulier dans le sud à Segamat, de même qu’à Kota Tinggi, Pasir Gudang, Pengerang et Johor Bahru, ont également enregistré des épisodes de pollution sévère oscillant entre des catégories très malsaines et dangereuses. À l’échelle nationale, de nombreuses stations de mesure ont fait état d’un dépassement notable des seuils de tolérance fixés par l’indice de pollution atmosphérique.
L’origine indonésienne des fumées et la réponse diplomatique
La brume sèche qui asphyxie une grande partie de la péninsule Malaise trouve sa source dans des feux de forêt et de tourbières actifs en Indonésie, principalement à Sumatra et à Kalimantan d’après un rapport relayé par l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NADMA).
Des rapports d’organisations non gouvernementales ont pointé du doigt l’implication présumée de plusieurs entités corporatives, incluant des groupes de plantation malaisiens et des sociétés liées à Singapour, dans des zones de concessions où des milliers de foyers d’incendie ont été détectés à travers différentes provinces indonésiennes. En réponse aux pressions internationales, le Premier ministre Datuk Seri Anwar Ibrahim a indiqué que le président indonésien Prabowo Subianto s’était engagé à coopérer pour juguler la crise environnementale, tandis que des actions en justice et des mesures de répression administrative ont été engagées par les autorités de Jakarta à l’encontre de plusieurs entreprises mises en cause.
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