Cette menace économique découle directement de la guerre impliquant l’Iran, qui pèse sur les chaînes d’approvisionnement et fait flamber les prix de l’énergie.
La persistance du conflit au Moyen-Orient fait planer une menace directe sur la trajectoire économique du Royaume-Uni.
Bien que les responsables gouvernementaux rappellent qu’ils planifient par habitude l’ensemble des scénarios possibles, l’impact de ce conflit se fait déjà ressentir. Après un début d’année solide, l’activité économique a marqué le pas en raison des répercussions des hostilités sur les entreprises. La guerre menée par l’Iran alimente la hausse des cours du pétrole et des carburants tout en désorganisant les chaînes logistiques mondiales.
Les projections de croissance du Trésor britannique face au scénario du pire
Le scénario le plus pessimiste soumis à l’exécutif envisage une fermeture effective du détroit d’Hormuz pendant les cinq prochains mois, sans accord de paix permanent entre les États-Unis et l’Iran avant le début de la nouvelle année.
En revanche, l’horizon s’assombrit nettement pour l’année suivante.
Le défi budgétaire d’Andy Burnham et de John Healey
Face à ce ralentissement annoncé et à la pression accrue sur le pouvoir d’achat, le gouvernement travaillera sous haute surveillance à l’approche de la présentation du budget fixée au 28 octobre. Andy Burnham et John Healey devront arbitrer entre la nécessité d’atténuer le fardeau financier des ménages et des entreprises et la promesse d’une stricte discipline budgétaire.
Depuis son arrivée au pouvoir trois semaines plus tôt, Andy Burnham a annoncé la suppression de la TVA sur les factures d’électricité domestique ainsi que l’accélération de l’interdiction programmée des abonnements pièges. Interrogé par l’émission Wake up to Money de la BBC, le Premier ministre a toutefois reconnu que ces mesures ne suffiraient pas à elles seules, tout en confiant au chancelier la mission de faire du coût de la vie la priorité absolue du prochain budget.
Andy Burnham, Premier ministre du Royaume-Uni, a déclaré que les annonces visant à lutter contre le coût de la vie ne suffiraient pas à elles seules.
Malgré ces pressions économiques, l’exécutif s’engage à respecter les lignes rouges fixées lors de la campagne électorale de 2024. Andy Burnham a réaffirmé sa volonté de ne pas augmenter l’impôt sur le revenu, la TVA ou les cotisations sociales (National Insurance). Le gouvernement appliquera également les règles strictes d’orthodoxie financière héritées de l’ancienne chancelière Rachel Reeves, qui imposent notamment d’équilibrer les dépenses courantes par les recettes fiscales d’ici la fin de la décennie.
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