URGENT : Rafael Grossi, chef de l’AIEA, sous protection renforcée après une menace
VIENNE, Autriche – Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, bénéficie désormais d’une protection policière spéciale fournie par l’Autriche, suite à une menace non spécifiée. L’AIEA a confirmé mercredi que Grossi est protégé par une unité d’élite de la police autrichienne, le COBRA.
L’unité COBRA, spécialisée dans la lutte contre le terrorisme, les sauvetages d’otages et les interventions en cas de tirs de masse, est également chargée de la protection personnelle de hauts responsables autrichiens, ainsi que des ambassadeurs des États-Unis et d’Israël en Autriche.
“Nous pouvons confirmer que l’Autriche a fourni une unité COBRA, mais nous ne pouvons pas confirmer d’où vient la menace spécifique”, a déclaré Fredrik Dahl, porte-parole de l’AIEA.
Cette protection accrue intervient dans un contexte de tensions internationales croissantes concernant le programme nucléaire iranien et les discussions autour de la possible réactivation des sanctions de l’ONU, connues sous le nom de “Snapback sanctions”. L’AIEA joue un rôle crucial dans la surveillance des activités nucléaires iraniennes et la vérification du respect des accords internationaux.
Contexte : L’AIEA et la prolifération nucléaire
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est l’organisation intergouvernementale chargée de promouvoir l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et de prévenir sa prolifération. Fondée en 1957, l’AIEA joue un rôle essentiel dans la vérification du respect des traités internationaux en matière d’énergie nucléaire, notamment le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).L’AIEA effectue des inspections régulières des installations nucléaires dans le monde entier pour s’assurer que les matières nucléaires ne sont pas détournées à des fins militaires. Elle fournit également une assistance technique aux États membres pour les aider à développer et à utiliser l’énergie nucléaire de manière sûre et sécurisée.
La question du programme nucléaire iranien est l’une des préoccupations majeures de l’AIEA depuis de nombreuses années. L’agence a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude quant au manque de transparence du programme iranien et à la possibilité qu’il soit utilisé pour développer des armes nucléaires.
Les “Snapback sanctions” sont un mécanisme prévu dans le cadre de l’accord nucléaire iranien (JCPOA) de 2015. Elles permettraient aux États-Unis de rétablir les sanctions de l’ONU qui avaient été levées en vertu de l’accord, même si les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018.La réactivation de ces sanctions pourrait avoir des conséquences importantes pour l’économie iranienne et pour la stabilité régionale.
