À Unnao et dans le village de Mehar, près de Sagar, des vagues de chaleur intense et la consommation d’eau contaminée ont provoqué des épidémies de diarrhée et de vomissements. À Mehar, plus de 250 personnes sont touchées, incluant un décès, tandis qu’à Unnao, 13 enfants ont été hospitalisés en urgence.
## Un bilan humain lourd dans le village de Mehar
Le village de Mehar, situé à environ 30 kilomètres du chef-lieu du district de Sagar, fait face à une crise sanitaire majeure. Plus de 250 habitants souffrent actuellement de vomissements et de diarrhées. Parmi les victimes, un décès est à déplorer : celui de Lallan Bansal, âgé de 40 ans, qui est décédé jeudi soir au Bundelkhand Medical College. Selon Moolchand Bansal, le cousin du défunt, huit membres de sa famille sont également hospitalisés en raison de la maladie.
L’afflux de malades a nécessité la mobilisation de plusieurs structures de soins. Environ 70 patients sont actuellement pris en charge à l’hôpital de district de Sagar, au BMC ainsi que dans des établissements privés. Pour faire face à l’urgence, le centre de santé subdistrictuaire de Mehar, l’hôpital ayurvedique et un dortoir ont été transformés en hôpitaux de fortune, où plus de 30 lits ont été installés pour accueillir les patients.
## Alerte sanitaire pour les enfants à Unnao
Dans la région d’Unnao, la situation est tout aussi préoccupante pour les populations les plus vulnérables. Un signalement récent fait état de 13 enfants admis simultanément à l’hôpital de district après avoir contracté la diarrhée. Les professionnels de santé identifient trois causes principales à cette épidémie : la chaleur intense, la consommation d’eau contaminée et une alimentation négligente. Les symptômes observés chez ces mineurs incluent des vomissements, de la diarrhée, une sensation de faiblesse et une déshydratation.
## L’eau potable au cœur de l’investigation
L’origine de l’épidémie à Mehar semble étroitement liée aux infrastructures hydrauliques du village. Avec une population d’environ 5 000 habitants, la localité dépend à 80 % d’un forage public pour son approvisionnement en eau, particulièrement durant la saison chaude. Ce forage, qui a 30 ans, est la source principale utilisée par la majorité des foyers.
Les autorités locales soupçonnent que l’eau provenant de ce forage soit la cause de la propagation des symptômes. En réponse, l’administration a ordonné la fermeture du forage pour une période de sept jours afin de permettre des analyses approfondies. Des échantillons d’eau ont été envoyés pour examen technique. Bien que certains résidents affirment utiliser cette eau depuis trois décennies sans incident, la concentration des cas dans trois quartiers spécifiques — l’Adivasi Mohalla, le quartier Ravidas Ward Narayanpura et l’Upper Tola — renforce la thèse d’une contamination localisée.
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