Dimanche et lundi seront en Pologne des jours de deuil national. (…) Nous allons certainement tous traverser ensemble ces moments difficiles pendant ces deux jours.
Donald Tusk, Premier ministre polonais
Six personnes ont été tuées et 15 autres blessées samedi 7 novembre 2026 lors d’une fusillade sur la Grand-Place de Cracovie.
L’assaillant, un homme de 24 ans originaire d’Ostrowiec Świętokrzyski, a ouvert le feu au hasard sur les passants depuis un véhicule avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre. Le parquet a ouvert une enquête pour un acte à « caractère terroriste ».
Les faits se sont produits aux alentours de 15h sur ce site touristique majeur. Le suspect a fait irruption en voiture, ouvrant le feu sur la foule. Équipé de matériel militaire et d’un gilet pare-balles, il a opposé une résistance acharnée aux forces de l’ordre.
Des images de vidéosurveillance montrent un agent, touché par des tirs, parvenant à neutraliser l’assaillant avant de s’effondrer. La police polonaise a souligné la réactivité des secours, précisant que des renforts étaient sur place 23 secondes après la première alerte. Le tireur, grièvement blessé lors de l’échange, a été opéré et se trouve dans un état critique.
La tragédie ne s’est pas limitée à la place publique. À l’issue d’une réunion avec les services de sécurité samedi soir, le Premier ministre a confirmé la découverte de trois corps sans vie au domicile du tireur : deux femmes et un homme, vraisemblablement des membres de sa famille.
Le ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwinski, a souligné la radicalisation du suspect :
Tout porte à croire qu’il avait des opinions très, très radicales. Tout indique qu’il était fasciné par des idéologies d’extrême droite. Même si cela doit encore être vérifié.
Marcin Kierwinski, ministre de l’Intérieur
Le bilan total s’établit à six décès, dont un ressortissant britannique. Dorota Litwicka, présidente de l’association des cochers de Cracovie, a confirmé que des professionnels travaillant sur la place comptent parmi les victimes.

L’attaque a provoqué une onde de choc politique. Si le président Karol Nawrocki a réclamé des explications complètes sur les circonstances du drame, des critiques ont émergé sur les réseaux sociaux.
Certains internautes ont reproché au gouvernement le déplacement récent d’effectifs policiers de Cracovie vers Varsovie pour encadrer des manifestations le 3 novembre. Le commissariat local a formellement démenti tout retard dans sa réponse opérationnelle, alors que le Premier ministre a conclu : « Nous allons certainement tous traverser ensemble ces moments difficiles pendant ces deux jours. »
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