Une fusillade de masse a ensanglanté la place du Marché à Cracovie, faisant six morts et quinze blessés, poussant le Premier ministre Donald Tusk à qualifier l’attaque de terroriste alors que de nouveaux corps ont été découverts au domicile du tireur.
Samedi 7 novembre, un assaillant armé a mené une attaque meurtrière au cœur de la vieille ville de Cracovie, un important carrefour touristique de la deuxième ville du pays. Le bilan établi par les autorités fait état de quatre femmes et deux hommes tués, ainsi que d’une quinzaine de blessés, dont deux policiers grièvement touchés. L’auteur présumé, un ressortissant polonais âgé de 25 ans, a ouvert le feu au volant de son véhicule à travers plusieurs points de la place du Marché, avant d’être blessé par la police et hospitalisé.
Découverte macabre au domicile et profil radical
L’enquête a rapidement pris une tournure dramatique lorsqu’en fin de journée, le Premier ministre Donald Tusk a annoncé la découverte de trois corps — deux femmes et un homme — au domicile du tireur. Selon les premiers éléments communiqués par le chef du gouvernement, ces victimes seraient des membres de la proche famille de l’agresseur.
Les services de sécurité et les ministres se sont réunis d’urgence pour évaluer la menace. Le ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwiński, a souligné le profil radical de l’individu, qui portait des tenues de type militaire et un gilet pare-balles lors de son passage à l’acte avec une arme automatique ou un fusil de type AR-15.
Mesures de sécurité à Varsovie et deuil à Cracovie
Face à la gravité de la tuerie, le maire de Cracovie, Łukasz Gibała, a décrété un deuil local dans la cité historique jusqu’au mercredi 11 novembre. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le maire a affirmé la résilience de sa ville : The square will belong to us again,
a-t-il promis aux habitants et aux visiteurs.
L’impact sécuritaire se fait également ressentir dans la capitale. Le maire de Varsovie, Rafał Trzaskowski, a ordonné un renforcement immédiat des mesures de sécurité, incluant l’installation de barrières routières le long des axes majeurs de la vieille ville. Le président Karol Nawrocki a quant à lui exprimé sa solidarité envers les familles des victimes et des blessés, tandis que les autorités poursuivent les investigations pour cerner l’étendue de ce drame.
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