Le baxdrostat pourrait traiter une cause d’hypertension artérielle

Un nouveau médicament nommé le baxdrostat pourrait transformer la prise en charge de l’hypertension artérielle en offrant, de manière inattendue, une rémission prolongée, voire une guérison potentielle, selon des résultats publiés dans The Guardian, selon Theguardian.

Alors que des millions de personnes souffrent d’hypertension à travers le monde, cette avancée concerne plus particulièrement une cause fréquente et précise de la maladie.

Dans 5 % à 10 % des cas, l’hypertension est provoquée par des nodules ou des tumeurs bénignes situés sur les glandes surrénales, qui surproduisent une hormone appelée aldostérone, comme le relaye The i Paper.

Cette hormone pousse les reins à retenir le sel, ce qui élève la pression artérielle. Jusqu’à présent, le traitement standard consistait à enlever chirurgicalement la glande surrénale touchée, une opération lourde qui ne garantit pas toujours une guérison complète en raison d’autres facteurs contributifs.

Le baxdrostat pourrait traiter une cause d'hypertension artérielle
Photo : miragenews.com

Le baxdrostat appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de l’aldostérone synthase, qui suppriment l’hormone responsable de l’élévation de la tension, d’après les informations de UA.NEWS.

Le médicament a été approuvé aux États-Unis pour les patients dont la tension ne peut pas être contrôlée par les médicaments existants, et il est en cours d’évaluation par le National Institute for Health and Care Excellence (Nice) en vue d’une éventuelle mise à disposition par le NHS l’année prochaine.

L’étude menée par des chercheurs a suivi 14 patients dont l’hypertension s’était nettement améliorée après un essai initial de trois mois. Ces participants ont poursuivi la prise de comprimés quotidiens pendant une période de six à douze mois avant d’arrêter complètement le traitement.

Le baxdrostat pourrait traiter une cause d'hypertension artérielle
Photo : The i Paper

Les examens de suivi, détaillés par Mirage News, ont révélé que la tension artérielle restait inférieure de 25 points en moyenne, avec un marqueur principal de production excessive d’aldostérone demeurant inférieur de 99 % par rapport aux niveaux initiaux.

Près d’un quart des participants ont ainsi pu cesser tout traitement médicamenteux tout en affichant une tension artérielle normale, les bénéfices persistant jusqu’à deux ans après l’arrêt des prises.

Les scientifiques estiment que l’inhibition de l’aldostérone pourrait générer des molécules d’oxygène très actives, connues sous le nom d’espèces réactives de l’oxygène, qui détruiraient sélectivement les cellules tumorales surproductrices de l’hormone. Néanmoins, les spécialistes restent prudents.

Comme l’a souligné Mason Freeman, professeur de médecine à l’université Harvard, il est encore trop tôt pour affirmer formellement qu’il s’agit d’une guérison définitive, et une étude de plus grande envergure est actuellement en cours pour confirmer ces données.

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