États-Unis : la bombe GBU-43 pourrait viser l’Iran

L’armée américaine envisage d’utiliser la bombe conventionnelle GBU-43, surnommée « la mère de toutes les bombes », contre des infrastructures énergétiques et des sites nucléaires en Iran. Cette option militaire est étudiée par la Maison-Blanche dans le cadre du conflit en cours, malgré les doutes de certains responsables sur son efficacité sous terre.

Les scénarios du Pentagone et la cible du mont Kolang

L’administration américaine demande au Pentagone d’élaborer de nouveaux plans d’attaque contre l’Iran, incluant le recours possible à la munition MOAB (Massive Ordnance Air Blast). Les discussions portent sur des frappes visant des installations énergétiques ainsi que des complexes nucléaires profondément enfouis, notamment le site situé près du mont Kolang. Ce relief, également appelé Pickaxe Mountain, se trouve à proximité de l’ancien complexe de Natanz qui a subi des bombardements en juin 2025.

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Tandis que le président Donald Trump a publiquement écarté toute intervention avant les élections législatives du 3 novembre, les planificateurs militaires maintiennent ces options actives. Aucune décision n’a pour le moment été annoncée, l’entourage du président américain étant divisé sur la question, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, et le commandant du CENTCOM, l’amiral Cooper, étant plutôt favorables à une escalade militaire.

Les caractéristiques techniques et les limites de la GBU-43

Malgré sa puissance destructrice en surface, l’arme présente de sérieuses limites opérationnelles face aux infrastructures souterraines fortifiées de l’Iran. Des responsables militaires américains ont souligné que cet engin n’a pas été conçu comme une ogive à pénétration profonde et ne peut traverser les épaisses couches de granit protégeant les installations nucléaires. L’agence Aaj Tak note que son utilisation pourrait dès lors servir principalement d’instrument de pression psychologique plutôt que de solution technique décisive contre les abris sous roche.

Un précédent unique en Afghanistan et l’état des discussions politiques

Dans l’histoire militaire récente, cette munition colossale n’a connu qu’un seul emploi en situation de combat. Le Figaro rappelle qu’elle fut larguée le 13 avril 2017 contre des réseaux de tunnels souterrains du groupe État islamique en Afghanistan, durant le premier mandat présidentiel de Donald Trump. L’administration actuelle écarte par ailleurs l’hypothèse d’un recours à l’arme nucléaire, affirmant que de tels moyens ne sont pas nécessaires pour atteindre les objectifs de Washington.

Les potentielles répercussions d'une telle frappe inquiètent fortement. Outre le risque élevé de victimes civiles en raison de l’immense zone de souffle, une attaque contre le secteur énergétique iranien perturberait l’approvisionnement mondial en pétrole et le trafic dans le détroit d’Ormuz, selon les analyses diffusées par les médias internationaux. Le Pentagone n’a émis aucun commentaire officiel sur ces plans à ce stade.

États-Unis : la bombe GBU-43 pourrait viser l'Iran
Photo : france24.com

La Maison-Blanche cherche également à évaluer les différents moyens d’action pour contrer le programme nucléaire de Téhéran, les responsables politiques restant profondément divisés entre partisans d’une pression accrue et ceux qui prônent un retrait progressif du dossier. L'examen de ces options militaires intervient alors que les tensions persistent au Moyen-Orient.

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