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Epstein : Avocats demandent le retrait des fichiers du DOJ suite à des erreurs de confidentialité

Les victimes d’Epstein réclament le retrait immédiat des documents publiés par le DOJ

New York – Les avocats représentant des centaines d’allégées victimes de Jeffrey Epstein ont lancé un appel urgent à deux juges fédéraux de New York, demandant le retrait immédiat du site web “Epstein Files” du ministère de la Justice américain (DOJ). Ils dénoncent des erreurs de censure massives qui exposent les victimes à de nouveaux traumatismes et dangers.

L’affaire, qui resurgit avec force depuis la publication des documents le mois dernier, met en lumière les difficultés du DOJ à protéger l’identité des victimes dans un dossier d’une complexité extrême. Les avocats Brittany Henderson et Brad Edwards soulignent dans une lettre adressée aux juges Richard Berman et Paul Engelmayer que chaque heure de maintien en ligne de ces documents cause des dommages irréversibles.

“Pour les victimes de Jeffrey Epstein, chaque heure compte. Le préjudice est continu et irréparable”, écrivent-ils.

Des erreurs de censure qualifiées de “catastrophe historique”

Selon les avocats, le DOJ a commis des erreurs de censure à grande échelle, révélant des noms complets, des informations bancaires, des adresses et même des détails sur des victimes mineures au moment des faits. Ils affirment avoir signalé “des milliers d’erreurs de censure” au cours des 48 dernières heures, affectant près de 100 survivantes.

Un exemple cité dans la lettre est particulièrement choquant : une liste de 32 victimes mineures ne contenait qu’un seul nom censuré. Des témoignages poignants de victimes, identifiées sous le pseudonyme de “Jane Doe”, font état de harcèlement médiatique et de craintes pour leur sécurité physique.

“Je n’ai jamais témoigné ! Je suis maintenant harcelée par les médias et d’autres”, a écrit l’une d’elles. “C’est dévastateur pour ma vie… Veuillez retirer mon nom immédiatement, car chaque minute où ces documents avec mon nom sont en ligne me cause plus de mal… Je vous en supplie, supprimez mon nom !!!”

Le DOJ se défend, mais les critiques persistent

Le DOJ reconnaît l’existence d’erreurs, inévitables selon eux compte tenu du volume colossal de documents examinés. Le ministère encourage les victimes et leurs avocats à signaler les erreurs et promet de les corriger rapidement.

Le vice-procureur général Todd Blanche a défendu les procédures du DOJ, affirmant que les erreurs ne concernent qu’une infime partie des documents publiés (environ 0,001%). Il a toutefois reconnu que des erreurs se produiront et que le ministère s’efforce de les corriger.

Cependant, les avocats des victimes estiment que le processus de correction mis en place par le DOJ est trop lent et inefficace. Ils dénoncent une “incompétence institutionnelle” qui explique l’ampleur et la persistance des erreurs.

Un appel à l’intervention judiciaire

Les avocats appellent les juges Berman et Engelmayer à intervenir en urgence, considérant la justice comme le dernier recours pour les victimes qui ont été exposées malgré les promesses de protection.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur la capacité des institutions à protéger la vie privée des victimes dans des affaires de crimes sexuels de grande envergure. Elle met également en lumière la complexité de la publication de documents sensibles, même dans un contexte de transparence gouvernementale.

Le site web “Epstein Files” avait été mis en ligne en janvier 2026, suite à une ordonnance du tribunal, dans le but de rendre publics des documents liés à l’enquête sur Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. La publication de ces documents visait à apporter de la transparence et à permettre aux victimes de mieux comprendre les circonstances de leur exploitation. Cependant, les erreurs de censure massives ont transformé cet objectif en un cauchemar pour de nombreuses survivantes.

Contexte et impact public : L’affaire Epstein a secoué l’opinion publique mondiale, révélant un réseau de relations influentes et des abus sexuels commis sur des décennies. La publication des documents par le DOJ visait à répondre aux demandes de transparence et à permettre aux victimes de retrouver une certaine forme de justice. Cependant, les erreurs de censure ont exacerbé leur traumatisme et mis en péril leur sécurité.

Ressources :

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