La police d’Ahmedabad a intensifié ses opérations contre le trafic de stupéfiants, procédant à plusieurs arrestations majeures et à la saisie de quantités significatives de méphédrone (MD) au cours des derniers jours de juin 2026. Les autorités policières, incluant la Crime Branch et les forces locales, ont démantelé des réseaux impliquant des circuits de distribution interétatiques et des envois par messagerie.
Arrestations et saisies : le bilan des opérations à Ahmedabad
Les forces de l’ordre d’Ahmedabad ont multiplié les interventions ciblées contre le trafic de drogue. À Changodar, la police locale a arrêté un suspect dans le village de Moraiya après avoir découvert 11,50 grammes de méphédrone (MD), selon les informations rapportées par Divya Bhaskar. La valeur marchande de la drogue saisie est estimée à 34 500 roupies, en plus d’un téléphone mobile d’une valeur de 5 000 roupies.
Dans une opération distincte, la Crime Branch d’Ahmedabad a mené un coup de filet contre un réseau utilisant des services de messagerie pour acheminer de la drogue vers Bengaluru. Le suspect identifié, Asuram Bishnoi, a été placé en détention provisoire jusqu’au 29 juin 2026 par un tribunal métropolitain, comme l’a précisé News18 Gujarati.
Démantèlement des réseaux interétatiques et méthodes de distribution
Les enquêtes révèlent des méthodes de distribution sophistiquées. Dans l’affaire de Changodar, le suspect a admis avoir obtenu la drogue auprès d’un individu nommé Pintu, basé dans le village de Deh, au Rajasthan, avec l’intention de la revendre localement. La police a enregistré une plainte en vertu de la loi NDPS (Narcotic Drugs and Psychotropic Substances Act) contre le suspect interpellé et son complice en fuite.
Parallèlement, l’enquête sur le réseau de messagerie a mis en lumière l’implication de structures logistiques. Selon Gujarati Jagran, la Crime Branch a également ciblé des activités illégales opérant sous le couvert de commerces de type « spa » dans la région de Vastral, où un stock de drogue d’une valeur dépassant les 400 000 roupies a été saisi. Ces opérations soulignent la diversité des modes opératoires utilisés par les trafiquants pour dissimuler leurs activités.
Contexte juridique et application de la loi NDPS
L’ensemble de ces saisies s’inscrit dans le cadre strict du Narcotic Drugs and Psychotropic Substances Act (NDPS), une législation indienne conçue pour contrôler la production, la possession et la vente de substances illicites. Dans les dossiers actuels, les autorités utilisent cet arsenal juridique pour justifier la prolongation des gardes à vue. L’application de cette loi permet aux enquêteurs de demander des remises en détention prolongées lorsqu’il existe des preuves d’un réseau interétatique, car la nature transfrontalière du crime complique la collecte de preuves.

La méphédrone, souvent désignée par son abréviation MD, est une drogue de synthèse qui fait l’objet d’une surveillance accrue par les services de renseignement criminels indiens. En raison de sa facilité de production et de sa distribution via des réseaux de messagerie, elle représente un défi logistique majeur pour les services de police urbains comme ceux d’Ahmedabad.
Enjeux de l’enquête et prochaines étapes judiciaires
Le ministère public, représenté par l’avocat Y.K. Vyas, a insisté devant le tribunal sur la nécessité de prolonger la garde à vue des suspects pour démanteler les ramifications du réseau. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier les sources d’approvisionnement initiales et les destinataires finaux des livraisons, tant à Ahmedabad qu’à Bengaluru.

Selon les éléments transmis par la Crime Branch via News18 Gujarati, l’accusé ne coopère pas suffisamment lors des interrogatoires, et il est nécessaire de mener des enquêtes approfondies au Rajasthan et au Karnataka pour atteindre les racines du crime. Cette coopération inter-États est devenue une composante essentielle de la stratégie policière dans le Gujarat, où les réseaux de trafic de drogue exploitent souvent les frontières administratives pour échapper à la juridiction locale.
Les autorités procèdent actuellement à une analyse détaillée des données téléphoniques, incluant les relevés d’appels (CDR), ainsi qu’à un examen rigoureux des comptes bancaires et des transactions financières des suspects. L’objectif est de déterminer si les profits issus du trafic ont servi à l’acquisition de biens immobiliers ou mobiliers, et d’identifier d’éventuels autres membres du gang impliqués dans ce commerce illicite. Le tribunal devra statuer sur la suite des détentions en fonction des preuves accumulées par les enquêteurs lors de ces investigations financières et numériques, lesquelles constituent désormais le socle des dossiers présentés par le parquet pour contrer les demandes de libération sous caution.
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