Une machine de désinfection baptisée Eloane a été mise au point à Nîmes pour nettoyer les laboratoires pharmaceutiques en dix minutes, sans aucun produit chimique ni intervention humaine, selon Newsminimalist.
Christophe Dufour conçoit l’appareil
L’appareil a été conçu par Christophe Dufour, un entrepreneur originaire du Nord et sexagénaire installé dans le Gard.
Formé initialement à la microbiologie dans une école de laiterie où il a appris à fabriquer du Comté et du morbier, le créateur de l’appareil a ensuite travaillé pendant trente ans dans la chimie des désinfectants. Cette longue expérience au plus près de la chaîne de nettoyage des sites de production a motivé la conception de cette technologie de pointe, destinée à éliminer les contraintes du lavage manuel quotidien à l’aide de substances chimiques.
La lumière pulsée élimine les micro-organismes
Sous la forme d’un imposant cylindre noir de plus d’un mètre quatre-vingt monté sur roulettes et piloté par une tablette tactile facile d’utilisation, l’appareil intègre sur un côté une fente en verre d’où émerge une fine ampoule longiligne.
Celle-ci émet de puissants flashs de lumière pulsée, une technologie plus puissante que les ultraviolets connus du grand public. Le système élimine un million de micro-organismes en dix minutes et atteint les bactéries situées jusqu’à quatre mètres de distance, permettant de nettoyer de fond en comble et sans effort. Le système cible en priorité les laboratoires qui élaborent des produits parentéraux stériles, c’est-à-dire des préparations injectées directement dans l’organisme, tout en optimisant la chaîne de production dont les temps d’arrêt se trouvent réduits.
Biopulz fabrique la machine en France
Portée par la société Biopulz après cinq années de recherche et développement pour ce produit unique au monde, la machine est entièrement fabriquée en France, la majorité de l’écosystème partenaire étant implantée dans le département du Gard, avec des compétences en matière de lumière pulsée provenant de la cité des Antonins.
Chaque commande nécessite deux mois de fabrication à Nîmes. L’innovation a récemment reçu une distinction de la Chambre de commerce et d’industrie du Gard et se trouve désormais en lice pour être primée à l’échelle de l’Occitanie.
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