Trump évoque un accord de sécurité européen *potentiel* sur l’Ukraine, sans détails, lors d’entretien avec envoyé russe

Le 5 novembre 2026, à l’issue d’un entretien à la Maison-Blanche avec l’envoyé spécial du président russe, le président américain a assuré qu’un nouvel accord de sécurité pourrait associer l’ensemble de l’Europe à la fin de la guerre en Ukraine. Aucun détail n’a été rendu public, et les capitales européennes cherchent à comprendre ce que recouvre exactement cette proposition.

L’entretien a eu lieu le 5 novembre à Washington entre le président américain et l’envoyé spécial du président russe, après que celui-ci eut participé à un événement organisé à la Maison-Blanche par la Première dame en présence de représentants ukrainiens. Le contenu des discussions n’a pas été dévoilé. S’adressant aux journalistes, le président américain a estimé que la guerre entre la Russie et l’Ukraine approchait de sa fin et qu’un accord pourrait concerner non seulement l’Ukraine mais l’ensemble du continent européen. Il a répété ces dernières semaines que les négociations s’étaient intensifiées, tout en précisant qu’il n’avait pas rencontré de délégation ukrainienne ce jour-là.

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Le même jour, le gendre du président américain, également investi d’une mission auprès de lui, a détaillé sur un réseau social les discussions menées à Bruxelles par des responsables américains avec l’Ukraine, l’OTAN et des partenaires européens, qualifiées de productives et substantielles. Cinq objectifs étaient à l’étude : des consultations de sécurité permanentes, une communication assurée en cas de crise, une transparence militaire accrue, des mesures réciproques de réduction des risques d’escalade et un cadre durable pour la sécurité et la stabilité à long terme de l’Europe. Il a également affirmé que l’OTAN demeurait le cœur de la défense collective européenne et que tout arrangement devrait respecter la souveraineté de chaque pays, sans qu’aucun État ne dispose d’un droit de veto sur les choix souverains des autres.

Les capitales européennes cherchent le sens de l’annonce

Plusieurs responsables européens familiers du dossier ont déclaré à CNN ne pas savoir à quoi renvoyaient les propos du président américain. Le président ukrainien a indiqué de son côté, dans un entretien accordé à CNN le 6 novembre, que les détails de ce nouveau cadre lui échappaient, tout en jugeant qu’un accord entre la Russie et l’Europe ne serait pas simple à conclure et pourrait comporter des risques. Il a précisé avoir échangé par téléphone le 5 novembre avec le gendre du président américain et l’envoyé spécial américain chargé des négociations, à l’approche des consultations d’Abou Dabi.

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Le 3 novembre, le président ukrainien s’était rendu à Berlin pour un entretien avec le chancelier allemand, alors que plusieurs pays européens manifestent leur inquiétude d’être tenus à l’écart des négociations et réclament d’y participer, sur fond d’échanges entre Washington et Moscou sur la sécurité du continent.

Les conditions posées par l’Europe avant toute discussion élargie

Selon Bloomberg, cité par Investing, les pays européens exigent que la Russie mette fin à ses opérations militaires en Ukraine comme préalable à toute discussion élargie sur la sécurité européenne, une position susceptible de créer des divergences avec Washington, qui plaide pour examiner ces questions en parallèle des négociations de paix. Les responsables européens maintiennent le rejet des exigences formulées par le président russe avant l’invasion, notamment le recul de la présence de l’OTAN en Europe de l’Est. Ils estiment que discuter d’un cadre de sécurité alors que la Russie continue de violer les accords existants n’a pas de sens, la sécurité actuelle visant précisément à dissuader une attaque russe contre l’Europe.

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Photo : dメニューニュース

Une séquence diplomatique resserrée avant Abou Dabi

Le 5 novembre, une réunion a rassemblé à Bruxelles des représentants de l’OTAN, des États-Unis, de l’Ukraine, de l’Union européenne et de pays européens, a confirmé le porte-parole de l’OTAN, qui a indiqué qu’elle visait à favoriser une fin juste et durable de la guerre en Ukraine. Le même jour, le président américain s’est entretenu par téléphone avec le chancelier allemand ; des responsables allemands ont indiqué que la nouvelle proposition américaine s’appuyait sur les négociations menées ces derniers mois, sans en dévoiler le contenu.

Les 10 et 11 novembre, des représentants de l’Ukraine, des États-Unis et de la Russie doivent se retrouver à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, pour des consultations de niveau technique, les premières depuis celles de février en Suisse. À l’ordre du jour figurent l’arrêt des attaques contre les installations énergétiques des deux pays, la reprise des exportations de céréales par la mer Noire, des échanges de prisonniers, ainsi que les arrangements de sécurité après les combats, la désescalade et l’aide humanitaire. Le président ukrainien a de son côté souligné que la défense aérienne restait une priorité absolue, évoquant le besoin de missiles pour les systèmes Patriot.

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Le contenu concret de l’accord élargi à toute l’Europe évoqué à Washington reste à définir, et cette question sera au cœur des échanges d’Abou Dabi les 10 et 11 novembre.

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