Une baisse de température vertigineuse de 54 degrés Fahrenheit — soit 30 degrés Celsius — en l’espace de dix minutes seulement. C’est le choc thermique qu’enregistre l’atmosphère martienne au-dessus d’Arsia Mons, selon une étude publiée dans la revue Nature Geoscience qui perce enfin le mystère des nuages géants de la planète rouge.
La mécanique invisible de la nucléation homogène
La vapeur d’eau n’a besoin de rien. Ni poussière, ni débris.
Elle se condense directement en glace sans aucune particule. Un processus que le scientifique Jorge Hernández-Bernal qualifie de nucléation homogène. Dans l’atmosphère martienne, la vapeur d’eau se transforme ainsi directement en cristaux de glace ou en nuage sans passer par une étape intermédiaire.
Le rôle décisif du volcan Arsia Mons et des vents
Rien de tout cela n’arriverait sans le relief colossal de la planète rouge.
Ce mécanisme fascinant se produit lorsque les vents soufflent sur le volcan Arsia Mons. Ils génèrent de puissantes ondes qui soulèvent l’air humide à une vitesse fulgurante sur plusieurs kilomètres.
Une chute thermique fulgurante au cœur de l’atmosphère
La rapidité du phénomène météorologique défie l’ordinaire.
L’origine des nuages AMEC dans le ciel martien
Cette chute thermique brutale pousse l’humidité relative de l’atmosphère martienne à son paroxysme.
Elle crée les conditions idéales pour l’apparition de ces structures nuageuses spectaculaires et massives dans le ciel de Mars, connues sous le nom de nuages AMEC.
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