La capitale de l’Inde fait face à une dégradation de sa qualité de l’air à l’approche de la fête de Diwali, avec un indice qui a franchi le seuil de 300 pour atteindre la catégorie dite très pauvre.
Le plan d’urgence s’active face aux particules fines
L’indice mesurant les particules fines PM2.5 s’est établi à 377 selon les données de la BBC, qui précise que ces minuscules particules sont environ 30 fois plus petites que la largeur d’un cheveu humain et peuvent pénétrer profondément dans les poumons. L’organisme de surveillance de la pollution en Inde classe les lectures d’indice comprises entre 301 et 400 comme très pauvres, tandis que tout ce qui dépasse 400 est considéré comme sévère.
Face à cette situation, les autorités ont enclenché la deuxième étape du plan d’action progressif connu sous le nom de GRAP. Le métro de Delhi a ainsi mis en service 20 rames supplémentaires en semaine, tandis que les horaires des bureaux gouvernementaux ont été échelonnés pour fluidifier la circulation, d’après Yahoo Actualités. Ce dispositif d’urgence se traduit par un nettoyage intensif des routes, une hausse des tarifs de stationnement pour limiter l’usage des véhicules personnels et le renforcement des transports en commun.

Cette brusque remontée de la pollution intervient après un mois d’octobre particulièrement clément, durant lequel la métropole a enregistré sa meilleure moyenne mensuelle depuis huit ans. Un récent épisode pluvieux avait temporairement nettoyé l’atmosphère grâce à une tempête apportant de la pluie et des vents plus forts, mais le retour de vents de nord-ouest a ramené les fumées des champs vers la ville. Les experts attribuent ce retournement à la baisse des températures, à la faiblesse des vents et à la recrudescence des brûlages de résidus agricoles dans les États voisins du Pendjab et de l’Haryana.
La justice encadre l’usage des feux d’artifice
Saisie de la question, la Cour suprême a autorisé le lundi l’utilisation de pétards dits écologiques et certifiés pour une période limitée, mais de manière strictement encadrée pour les journées des 7 et 8 novembre. À quelques jours de Diwali, les festivités traditionnelles font craindre une aggravation de la situation. L’année précédente, la capitale s’était réveillée sous un brouillard toxique au lendemain des célébrations, malgré les interdictions en vigueur.
Les tirs ne sont permis que de 06:00 à 07:00 (00:30-01:30 GMT) et de 20:00 à 22:00 (14:30-16:30 GMT) heure locale, et demeurent strictement interdits dans un rayon de 300 mètres autour des hôpitaux, des maisons de retraite, des écoles et d’autres zones de silence désignées.
Ces produits écologiques possèdent des formulations chimiques modifiées pour émettre moins de substances polluantes que les feux d’artifice conventionnels et comportent des codes QR permettant aux acheteurs et aux autorités de vérifier les détails de leur fabricant et de leur certification. La juridiction suprême a toutefois souligné que des feux conventionnels continuent d’être écoulés sous couvert de cette labellisation.
Le ministre accuse le Pendjab des brûlages agricoles
Le ministre de l’Environnement de Delhi, Manjinder Singh Sirsa, a mis en cause le gouvernement du Pendjab, l’accusant de minimiser l’impact des brûlages agricoles. Selon ses déclarations rapportées par The Telegraph, 271 procédures judiciaires ont été engagées contre des agriculteurs locaux, en contradiction avec les affirmations du parti AAP qui niait l’existence de telles pratiques dans la région.
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