Le gouvernement britannique a relevé l’impôt sur les machines de jeux le 28 octobre 2026 pour financer des allègements fiscaux locaux, fixant la hausse à vingt-cinq pour cent pour le premier avril 2027.
Le chancelier officialise une hausse de taxe sur les machines de jeux
Le chancelier de l’Échiquier John Healey a officialisé dans son budget d’automne la hausse de la taxe sur les machines de jeux, connue sous le nom de Machine Games Duty. Elle passera de vingt à vingt-cinq pour cent à compter du 1 avril 2027.
Cette augmentation vise spécifiquement les machines dont la mise maximale dépasse une livre sterling ou dont le lot dépasse cent livres. Cela concerne les salles de jeux pour adultes et les agences de paris.
La direction du groupe Entain a évalué l’impact financier annuel à environ vingt-cinq millions de livres pour ses activités de détail au Royaume-Uni et en Irlande, avant toute mesure d’atténuation. La mesure est restée en deçà du taux de quarante pour cent redouté par le secteur, comme le rapporte Simply Wall St.
Le groupe mise sur une rationalisation de son parc de boutiques, des gains d’efficacité opérationnelle et la capture de parts de marché laissées par des concurrents en difficulté.
Les salles de bingo et d’arcade redoutent des pertes d’emplois
L’association professionnelle The Bingo Association a averti que cette hausse de cinq points de pourcentage pourrait plonger soixante-dix-sept établissements dans le rouge. Elle menace jusqu’à mille deux cents emplois, ainsi que l’a souligné BingoDaily.

Nicole Garrett a exprimé la déception de la profession. Elle a rappelé que l’abolition récente de la taxe spécifique sur le bingo avait initialement fait naître l’espoir d’une reconnaissance de leur utilité sociale.
L’association professionnelle Bacta a vivement contesté l’affirmation du gouvernement selon laquelle les arcades de bord de mer seraient protégées.
Joseph Cullis, président de l’organisation, a souligné que de nombreuses attractions côtières et jetées dépendent directement de la rentabilité de leurs salles de jeux attenantes pour survivre. Il a qualifié la situation de critique pour l’avenir des entreprises familiales du secteur, d’après les informations recueillies par InterGame Online.
La pression fiscale menace le financement des courses hippiques
La British Horseracing Authority estime que la pression fiscale exercée sur les réseaux de paris pourrait causer des dommages significatifs à ses finances.

Elle évalue le manque à gagner potentiel entre quinze et cinquante-sept millions de livres en raison de la baisse des revenus liés aux droits médias et au prélèvement sur les paris, selon les précisions apportées par la Racing Post.
Simon Cox, le nouveau président de l’instance, a insisté sur la nécessité pour la filière de s’unir autour d’un plan de croissance alternatif.
Simon Cox a déclaré à la Racing Post : « Il est clair que si l’impôt sur les machines de jeux était passé à 40 %, cela aurait créé un degré d’urgence considérable face à la situation, car cela aurait entraîné un déclin très rapide et très important du parc d’agences de paris. Je pense que cela nous aurait plongés dans une véritable crise de financement. »
Le gouvernement justifie cette hausse par la nécessité de financer des baisses de taxes professionnelles pour les commerces de proximité, en relevant le seuil d’exonération pour les petites entreprises, ainsi que le rapporte The Sun.
Des zones d’ombre persistent, notamment en raison d’un angle mort juridique permettant à certains grands exploitants de contourner les règles d’urbanisme et de fiscalité en obtenant des licences de bingo pour des locaux dédiés presque exclusivement aux machines à sous, comme le documente The Guardian.