Bunga Vidanska, diplômée de l’USC en diplomatie publique originaire d’Indonésie, a fondé sa propre marque de bijoux botaniques, Bunga Karsa, dans son appartement de University Park à Los Angeles. Elle y transforme de véritables fleurs fraîches de son jardin en accessoires portables recouverts de résine.
Elle s’est ensuite tourné vers une passion ancrée back home pour devenir artiste en préservation botanique. À 29 ans, elle dirige la marque Bunga Karsa, spécialisée dans la création de bijoux et d’accessoires fabriqués à partir de fleurs véritables cultivées dans son petit appartement de University Park.
Un parcours floral enraciné en Indonésie
Le destin de Vidanska dans le domaine floral semblait tout tracé.
Karsa means ‘will, intention, or inner drive.’ I chose the name Bunga Karsa because I wanted my work to represent flowers created with intention — where every piece carries meaning, care and purpose. Bunga Vidanska, botanical preservation artist
Dans son studio de travail, Vidanska gère l’ensemble du processus créatif, de la culture des plantes à la fabrication finale. Ses matières premières proviennent également de vendeurs spécialisés le long de la côte californienne, de dons ou de trouvailles locales.
La culture de plus de 32 espèces d’orchidées à Los Angeles
L’extérieur de son complexe d’appartements de plain-pied à cinq portes est presque entièrement pavé, mais chaque espace disponible est occupé par plus de 32 variétés différentes d’orchidées importées du monde entier, telles que l’Epidendrum radicans aux allures de flamme et la rare Dimorphorchis lowii.
La transformation de ces fleurs commence lorsque les spécimens atteignent la fin de leur cycle de floraison. Vidanska les cueille et les enterre dans du sable de silice pendant une période allant jusqu’à deux semaines pour en extraire toute l’humidité. Une fois la fleur desséchée, elle enduit chaque pétale de résine à l’aide d’un pinceau émail, répétant l’opération jusqu’à six fois et les faisant durcir sous une lumière UV entre chaque couche. Elle ajoute ensuite des éléments de quiquaillerie comme des clous de boucles d’oreilles, des perles et des accents en cristal.
Le passage d’un loisir autodidacte aux marchés d’artisans
Le métier s’est construit au fil d’essais, d’erreurs et de tutoriels en ligne. Sa première création réussie consistait en une paire de boucles d’oreilles en tournesol conçue pour elle-même.
Deux ans plus tard, ses collections se vendent lors d’événements éphémères (« pop-up ») tels que le marché Renegade Craft à San Francisco et le Jackalope Art Fair à San Diego. Pour la saison automnale, sa présence est programmée sur plus d’une douzaine de marchés d’artisans, l’obligeant à consacrer de longues heures au tri dans le sable de silice, une activité qu’elle qualifie de méditative et ludique.
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