Six athlètes suédois engagés dans cinq disciplines découvrent Dakar pour le premier rassemblement olympique de la jeunesse sur le continent africain, entre chaleur locale sans climatisation et règles strictes d’accréditation que le chef de mission Henrik Forsberg qualifie de paradoxales.
Les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 ont débuté le 31 octobre à Dakar, en se tenant pour la première fois en Afrique. La cérémonie d’ouverture, déployée à l’arène de Diamniadio, a retracé l’histoire du continent à travers trois générations d’une même famille et a rassemblé des délégations venues de 205 pays. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement déclaré les compétitions ouvertes lors d’une soirée marquée par l’embrasement de la vasque olympique par les jeunes athlètes Aicha Diop et Abdourahmane Sy.
La Suède s’adapte au climat sahélien à Dakar
Les températures oscillent entre 25 et 32 degrés, une hausse thermique abrupte comparée à la fraîcheur automnale scandinave. L’absence de climatisation dans certains espaces est compensée par des ventilateurs, tandis que l’hygiène et la restauration sur place obtiennent la note maximale de la part des responsables suédois. Le chef de mission Henrik Forsberg a souligné auprès des médias les contrastes de cette édition.
Interrogé par Aftonbladet, Henrik Forsberg a évoqué la complexité d’appliquer la charte olympique dans un pays doté de lois sévères à l’encontre des personnes LGBTQ+.

Il y a une charte olympique qui défend l’égale valeur et les droits de chacun, tout en affirmant que nous respectons les coutumes locales. C’est donc un peu paradoxal.
La politique interne de l’équipe impose aux athlètes de rester confinés au sein de la bulle olympique et des zones accréditées.
Vincent Olsson vise la finale en wushu
Le contingent tricolore aligne des représentants en badminton, en ridsport, en boxning, en beachvolleyboll et en wushu. Cette dernière discipline, également connue sous le nom de kung-fu, fait son entrée officielle au programme olympique. Vincent Olsson y devient le tout premier Suédois à concourir dans ce sport lors d’un grand chelem olympique.

L’athlète s’est préparé au terme de dix mille heures d’entraînement et d’un camp intensif à Pékin. Peder Finnsiö, président de la fédération suédoise de kung-fu et de wushu, estime que le combattant possède les qualités requises pour atteindre la finale et se classer parmi les huit meilleurs. Valentina Jarl fait face à une spécificité technique propre aux Jeux de la jeunesse : les cavaliers s’affrontent sur des chevaux prêtés par l’organisation et non sur leurs montures habituelles.
Le beach-volley suédois s’arrête net
Le duo formé par Casper Tjernqvist et Henrik Brus a dû jeter l’éponge dès les premiers jours. Malgré une victoire initiale arrachée face à la Turquie, l’intensité de la chaleur et l’effort physique ont provoqué une grave affection gastrique chez Henrik Brus. Le Comité olympique suédois a officialisé le forfait de la paire, qui a dû déclarer forfait pour ses matchs suivants contre le Sénégal et Palau.
Les épreuves se poursuivent quant à elles à travers les différents sites de Dakar, Diamniadio et la station balnéaire de Saly jusqu’au 13 novembre, après que David Åhman et Jonatan Hellvig ont été sacrés champions olympiques à Buenos Aires en 2018 avant de triompher à Paris en 2024.
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