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Avis de décès de Nicolas Belfrage

Avis de décès de Nicolas Belfrage

Nicolas Belfrage, décédé à l’âge de 82 ans des complications de la maladie de Parkinson, était une autorité sur le vin italien, dont la connaissance de l’Italie et de sa longue histoire de production et d’exportation de vin était sans pareille. Il a été l’un des premiers à prendre conscience de l’énorme potentiel qualitatif du pays, contre le cliché lassant de la citerne de vin bon marché, qu’il a puissamment contré dès 1985 dans son premier livre, Life Beyond Lambrusco – Understanding Italian Fine Wine. L’éditeur du livre, Jancis Robinson, voulait à l’origine l’intituler The Good, The Bad and the Ugly, mais Nicolas s’y est opposé, soulignant que le bon vin italien existait, même si, à l’époque, peu de gens le connaissaient.

Nicolas est né à Los Angeles, fils du journaliste britannique Cedric Henning Belfrage et de son épouse, l’écrivaine Molly Castle. N’ayant adhéré que brièvement au parti communiste en 1937, Cédric est convoqué en 1954 devant le Comité des activités anti-américaines de la Chambre et, après un combat dans Prison de Sing Sing, a été déporté. Nicolas et sa mère étaient déjà rentrés en Grande-Bretagne l’année précédente.

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Il est allé à l’école de garçons St Paul à Londres puis à l’University College de Londres, où il a obtenu son diplôme de français et d’italien en 1964. A 25 ans, Nicolas part étudier l’italien à Sienne. Son ambition première était de devenir écrivain et il a produit trois romans inédits ainsi qu’un ouvrage sur Dante Alighieri. Son travail ultérieur avait une qualité littéraire rarement vue dans l’écriture du vin.

En tant que journaliste vin en herbe, j’ai demandé à Nicolas en 2011 lors d’une interview : “Pourquoi le vin italien ?”

« Pourquoi du vin ? » il a répondu.

Par pure coïncidence, en 1970, il avait commencé à travailler dans une épicerie de nuit à Gloucester Road, à l’ouest de Londres, créée par son ami Albert Vince. Un deuxième magasin à Paddington, cette fois hors licence, lui ouvre la voie du vin.

Après son premier mariage, avec Baiba Krumens, terminé en 1974, Nicolas a continué à lui rendre visite dans sa nouvelle maison à Bergame et y a découvert que le grand vin italien existait. En 1986, il a fondé Wine Cellars à Wandsworth, le premier magasin non italien à expédier et distribuer du vin italien de haute qualité. Après avoir réussi les examens notoirement difficiles du Master of Wine dans les années 1980, Nicolas avait maintenant l’autorité, ainsi que le sens des achats et la voix critique nécessaires pour conquérir un marché sceptique. En 1996, il fonde Vinexus, une agence spécialisée dans les grands vins italiens.

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Son opus magnum était contenu en deux volumes, Barolo to Valpolicella : The Wines of Northern Italy (1999), et Brunello to Zibibbo : The Wines of Tuscany, Central and Southern Italy (2001), dans lesquels il décrit en détail la diversité des le monde du vin italien et ses cépages indigènes tout en remettant le tout dans un contexte historique.

Nicolas laisse dans le deuil ses deux filles, Ixta et Beatriz, toutes deux issues de son deuxième mariage, en 1988, avec Candida de Melo, qui s’est terminé en 2009.

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