La « Centcom » a lancé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran ce mardi, visant à affaiblir les capacités de Téhéran à menacer le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Ces opérations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques accrues et de propositions de médiation pour une trêve temporaire.
Frappes aériennes et cibles militaires
Le commandement central des États-Unis, la « Centcom », a confirmé dans un communiqué que les frappes ont débuté à 16h00, soit 20h00 GMT. L’objectif déclaré est de « continuer à affaiblir les capacités militaires iraniennes utilisées pour attaquer les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz ». Selon le commandement américain, les frappes ont spécifiquement ciblé les centres de commandement militaire iraniens, les capacités navales, les sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que les systèmes de défense antiaérienne.
La Centcom a précisé que, depuis le début du mois de mai, ses forces ont facilité le passage de près de 900 navires commerciaux et de 450 millions de barils de pétrole brut à travers le détroit. Le commandement a réitéré que les forces américaines « restent sur le qui-vive pour tenir l’Iran responsable de son agression injustifiée contre les marins civils cherchant à traverser le détroit librement et ouvertement ».
Des médias iraniens ont fait état de nombreuses explosions dans plusieurs localités stratégiques, notamment à Bandar Abbas, Qeshm et Sirik. Des détonations ont également été entendues dans les villes de Chabahar et Konarak au sud de l’Iran, ainsi qu’à Ispahan, au centre du pays. D’autres rapports font état d’une explosion à Chiraz, dans le sud-ouest, et dans le port de Lengeh. Le média iranien a par ailleurs indiqué que les défenses aériennes avaient été activées à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr.
Médiation diplomatique et propositions de trêve
Parallèlement à ces opérations, l’Iran a confirmé avoir reçu des « propositions et des idées » de la part de médiateurs. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré lundi que les médiateurs « travaillent activement pour empêcher une nouvelle escalade », bien qu’il ait préféré ne pas entrer dans les détails à ce stade. Selon une source citée par l’agence Reuters lundi, les médiateurs auraient soumis à Téhéran une proposition de trêve de 10 jours, visant à trouver des moyens de renouveler l’accord temporaire conclu le mois dernier sous médiation pakistanaise.
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Interrogé sur ces propositions, Esmail Baghaei a souligné que « les efforts diplomatiques iraniens se poursuivent en parallèle avec la réponse de ses forces armées », ajoutant que le « corps diplomatique » iranien participe « pleinement » à l’exercice de ses responsabilités. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a multiplié les efforts lors de sa récente visite au Qatar afin de raviver le processus diplomatique. De son côté, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé dimanche soir que les États-Unis demeuraient prêts à mener des discussions, tout en précisant que cela « doit aboutir à un accord auquel Téhéran se conforme ».
This follows our earlier report, États-Unis Lancement De Nouvelles Frrapes Contre L’Iran Après Effondrement De L’Accord.
Tensions bilatérales et mises en garde
Le climat sécuritaire reste extrêmement tendu. Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que l’Iran « paiera le prix » pour la mort de soldats américains, survenue lors d’actes hostiles ces derniers jours. Le bilan des militaires américains tués dans le conflit avec l’Iran s’élève désormais à 17, tandis que la dépouille d’un autre soldat est en cours d’examen. Sur la plateforme Truth Social, Trump a averti : « Chaque fois que l’Iran tue un soldat américain, il en paiera le prix au centuple ». Il a précisé que ces directives ont été transmises au ministre de la Guerre, Pete Hegseth, et au chef d’état-major interarmées, Daniel Kane.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a quant à lui affirmé que l’Iran est engagé dans une « guerre totale » avec les États-Unis, déclarant : « Nous devons être réalistes et accepter les conséquences naturelles de cette résistance ». La semaine dernière, Donald Trump avait menacé d’élargir la portée des cibles en Iran, évoquant notamment les centrales électriques, les ponts, l’envoi de troupes au sol pour contrôler l’île de Kharg — centre principal d’exportation de pétrole iranien — et le bombardement du site nucléaire souterrain de « Jabal al-Fas ».
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Face à cette instabilité, le département d’État américain a émis mardi un « avertissement mondial » pour les citoyens américains, citant « la montée des tensions au Moyen-Orient ». Le communiqué précise : « En raison de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, la situation sécuritaire reste complexe avec un risque d’escalade inattendue ». Les autorités américaines recommandent aux citoyens présents dans la région de faire preuve de prudence et de se préparer à la possibilité d’annulations de vols.
Sources: Skynewsarabia, سكاي نيوز عربية.
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