Whakaari : le niveau d’alerte volcanique relevé à 3

Le volcan Whakaari, ou White Island, en Nouvelle-Zélande, émet continuellement de faibles quantités de cendres volcaniques. Suite à ces observations, les autorités ont relevé le niveau d’alerte volcanique de 2 à 3 le 21 octobre 2026, tout en écartant toute menace significative pour le continent.

L’activité du volcan néo-zélandais a franchi un nouveau cap mardi après-midi, le 21 octobre 2026, poussant l’organisme Earth Sciences New Zealand à élever le niveau d’alerte de 2 à 3. Cette décision fait suite à un vol d’observation qui a permis de confirmer le passage d’émissions intermittentes à une éruption passive et continue de vapeur, de gaz et de cendres.

Le code couleur pour l’aviation a également été rehaussé de jaune à orange. Toutefois, selon Air New Zealand et Jetstar, aucun vol n’a pour l’instant été perturbé par ce panache, dont le sommet se dissipe au-dessus de la zone maritime.

Les observations du cratère et la flambée des températures au foyer

Lors du survol de reconnaissance, les scientifiques ont aperçu une fine couche de cendres accumulée autour de la cheminée active dans le cratère principal, tandis qu’une faible quantité de matière était entraînée vers le haut par la colonne thermique. La morphologie du cratère n’a subi aucun changement visible par rapport aux relevés effectués le 12 octobre.

En revanche, le thermomètre du système a enregistré une hausse spectaculaire. La température au niveau de la cheminée active est passée d’environ 100 °C la semaine précédente à près de 395 °C, tandis que des satellites détectent quotidiennement du dioxyde de soufre.

Whakaari : le niveau d'alerte volcanique relevé à 3
Photo : 1news

Évaluation des risques pour le littoral et consignes pour la navigation

Le volcan est situé à environ 48 kilomètres des côtes de Whakatāne, dans la région de Bay of Plenty. Du fait de cet éloignement, le risque direct pour les habitants du continent demeure extrêmement faible.

Il n’y a pas de menace pour le continent au-delà d’une odeur de soufre potentiellement perceptible et de légères retombées de cendres.

Malgré le caractère modéré de l’épisode actuel, les spécialistes rappellent que le réveil d’un volcan de ce type comporte des incertitudes. Les conditions sur l’île et dans ses environs immédiats peuvent basculer rapidement.

Bien que l’émission de cendres actuelle soit plutôt passive et de faible énergie, l’activité volcanique pourrait s’intensifier avec peu ou pas d’avertissement.

Whakaari : le niveau d'alerte volcanique relevé à 3
Photo : SunLive

Face à ces menaces potentielles de projections de roches ou de flux pyroclastiques sur les pentes et les abords immédiats, la Bay of Plenty Civil Defence et le responsable du port régional maintiennent des consignes strictes de sécurité pour les marins.

Nous encourageons tous les plaisanciers à lire et à consulter la carte des risques maritimes de Whakaari White Island.

Civil Defence

Le maître de port de la région de Bay of Plenty Regional Council continue ainsi de recommander vivement aux embarcations de se tenir à une distance d’au moins deux milles nautiques de l’édifice volcanique.

Le précédent historique de décembre 2019 et la surveillance par satellite

L’archipel volcanique demeure fermé au public et aux visiteurs commerciaux depuis la tragédie du 9 décembre 2019, où 22 personnes avaient perdu la vie et 25 autres avaient été gravement blessées alors que des touristes et des guides se trouvaient sur place.

Actuellement, la surveillance scientifique sur le terrain est rendue complexe par l’absence d’équipements de mesure opérationnels fixés sur l’île. Les équipes de suivi dépendent entièrement des observations depuis le continent, des données transmises par satellite et des passages aériens ponctuels, appuyées par les analyses du Volcanic Ash Advisory Centre de MetService pour la sécurité aérienne.

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