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Venezuela : Séismes de 7,2 et 7,5, 1 450 morts et 72 heures pour survivants

Bilan humain et incertitudes sur l'ampleur du désastre

Les séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé la côte centrale du Venezuela le 24 juin 2026 ont causé la mort de 1 450 personnes. Les secours s’efforcent de retrouver des survivants alors que l’ampleur de la catastrophe, touchant particulièrement La Guaira, menace de s’aggraver massivement dans les jours à venir.

Bilan humain et incertitudes sur l’ampleur du désastre

Bilan humain et incertitudes sur l'ampleur du désastre
Photo: El Espectador
Le bilan des victimes continue de fluctuer alors que les secousses secondaires ne cessent de perturber les opérations de secours. Si les autorités ont confirmé le décès de 1 450 personnes et fait état d’au moins 3 150 blessés, d’autres sources indiquent un chiffre de 1 430 morts et 3 328 blessés, comme le rapporte La Silla Vacía. La situation est d’autant plus alarmante que le Service géologique des États-Unis estime que les pertes économiques pourraient atteindre 7 % du PIB vénézuélien. L’incertitude plane sur le nombre total de victimes. Les experts craignent que les chiffres ne s’envolent, avec une probabilité de 41 % que le nombre de morts se situe finalement entre 10 000 et 100 000 personnes. Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, a qualifié la situation de crise majeure, rapporté par la BBC. Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale

La fenêtre critique des 72 heures pour les survivants

La fenêtre critique des 72 heures pour les survivants
Photo: La Silla Vacía
Pour les milliers de personnes toujours ensevelies sous les décombres de Caracas ou de La Guaira, chaque minute compte. La survie dépend d’un concept médical et opérationnel strict : la fenêtre des 72 heures. Selon une analyse d’EL TIEMPO, les probabilités de survie chutent de manière exponentielle après le premier jour.
  • 24 heures : Environ 90 % de chances de survie.
  • 48 heures : Les chances tombent à 50 %.
  • 72 heures : Le taux de survie chute à un niveau critique de 20 %.
Au-delà de l’asphyxie, les victimes font face au syndrome d’écrasement, où la pression sur les membres détruit les tissus musculaires et libère de la myoglobine, provoquant des insuffisances rénales. Ciro Ugarte, directeur des urgences de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), a insisté sur l’urgence de la situation. Ciro Ugarte, directeur des urgences de l’OPS

Frustration populaire et critiques envers le gouvernement

Sur le terrain, la détresse se transforme en colère. Dans les zones les plus touchées comme La Guaira, les habitants tentent de déblayer les débris à mains nues, faute d’équipement adéquat. Cette absence de moyens perçue par la population alimente une indignation croissante envers l’administration de Delcy Rodríguez, la présidente par intérim. Des témoignages recueillis par les envoyés spéciaux de la BBC décrivent une gestion jugée insuffisante. Zaira Castro, une résidente de Caracas, a exprimé le sentiment général de la population. Zaira Castro, résidente de Caracas, via la BBC Dans la localité de Caraballeada, Mileidy Romero, qui participe aux recherches, a dénoncé l’inertie des secours face à l’horreur.

“Il y a un tas de cadavres là-bas depuis hier soir.

“La catastrophe la plus brutale de l’histoire” du Venezuela fait 1 450 morts
Mileidy Romero, volontaire, via l’AP

Aide internationale et déploiement des secours

Malgré les tensions politiques, une mobilisation internationale s’organise. Le gouvernement a annoncé le déploiement de 21 délégations étrangères, totalisant 2 242 secouristes et 96 unités canines. La Colombie joue un rôle de premier plan dans cet effort humanitaire. Les forces colombiennes ont envoyé 63 spécialistes, incluant des membres de l’armée, de la marine et de la police, transportant 12 tonnes d’aide humanitaire. Le bilan pour les ressortissants colombiens est lourd, avec 24 décès confirmés et 47 personnes, dont 19 enfants sportifs, déjà rapatriées. Cependant, l’efficacité de cette aide est entravée par des défis logistiques et une militarisation de certaines zones. À La Guaira, l’accès reste strictement contrôlé par le gouvernement. Un pompier opérant sur place, ayant requis l’anonymat, a souligné l’ampleur de la tâche impossible qui attend les équipes. Un pompier, via la BBC Alors que la phase de recherche de survivants s’essouffle, les opérations risquent de basculer vers une phase de récupération des corps, une transition qui marquera la fin de l’espoir pour de nombreuses familles. La vulnérabilité géologique de la région, marquée par la faille de Boconó, rappelle l’urgence absolue de renforcer les normes de construction parasismique dans tout le pays.

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Aide internationale et déploiement des secours
Photo: BBC

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