Le sauvetage d’Aaron Levi Cantillo Vargas à La Guaira

Alors que les espoirs de retrouver des survivants s’amenuisaient, les équipes de secours ont réussi une opération marquante. Aaron Levi Cantillo Vargas, âgé de 21 ans, a été extrait vivant des décombres du bâtiment OPP 25, situé dans le secteur de Tanaguarena, dans l’État de La Guaira. Le jeune homme est resté piégé pendant 106 heures, une survie rendue possible par une intervention prolongée de 43 heures menée par des secouristes internationaux.
“Después de intensas horas de trabajo conjunto, Aaron Levi Cantillo Vargas, de 21 años, ha sido rescatado con vida del edificio OPP 25, en el sector Tanaguarena, parroquia Caraballeda, estado de La Guaira.” Nayib Bukele, président du Salvador, via Clarín
Le président salvadorien a souligné que ce succès résultait d’un effort coordonné entre les équipes vénézuéliennes, mexicaines et salvadoriennes, comme l’a rapporté Clarín. Cette prouesse technique constitue une rare note d’espoir dans une zone où la dévastation reste totale et où de nombreuses familles attendent toujours des nouvelles de leurs proches.
Une instabilité sismique persistante et un bilan humain sous tension
La terre continue de trembler dans le nord du pays. Ce lundi, une réplique de 5,1 a de nouveau semé la panique à Caracas, cinq jours après le double séisme initial. Selon les données compilées par Diario El Día de La Plata, il s’agit de la 431e réplique enregistrée depuis le mercredi 24 juin.
Les chiffres officiels divergent toutefois des estimations internationales. Si le gouvernement vénézuélien dénombre 1 450 décès, 3 150 blessés et environ 12 721 personnes sinistrées, les Nations Unies estiment que le nombre de personnes affectées pourrait atteindre 6,8 millions. De plus, une incertitude plane sur le nombre de disparus : alors que le gouvernement n’a pas mis à jour ses données, certaines plateformes numériques citées par Infobae répertorient plus de 50 000 signalements de personnes dont on est sans nouvelles.
Crise humanitaire et désorganisation logistique
Sur le terrain, la situation est décrite comme chaotique par les témoins. Fabiola Amigo, une habitante vivant à Caracas depuis des décennies, témoigne d’une anarchie grandissante dans les zones les plus touchées. Elle rapporte des scènes de pillages dans les bâtiments abandonnés et une difficulté majeure à accéder aux ressources de base comme l’eau et l’électricité.
“Hay muchos saqueos. La gente busca comida, pero también hay oportunistas que entran a los edificios para llevarse lo que quedó. Hay bastante anarquía.” Fabiola Amigo, via La Nación
Selon les informations recueillies par La Nación, la société civile a réagi avec une rapidité supérieure à celle des institutions étatiques. Cette carence dans la coordination logistique complique le travail des secouristes et aggrave le sentiment de vulnérabilité des populations qui, par mesure de précaution, ont reçu l’ordre de ne pas utiliser les ascenseurs et de couper le gaz naturel dans la capitale.
Assistance consulaire et soutien aux victimes
Face à cette catastrophe, les missions diplomatiques étrangères ont activé des protocoles d’urgence. Le gouvernement argentin, par l’intermédiaire de son chancelier Pablo Quirno, a déployé une mission humanitaire pour assister ses ressortissants. Les priorités incluent la documentation des citoyens, la recherche de disparus et l’assistance aux blessés.
Les besoins restent immenses et les autorités locales demandent une vigilance constante. Alors que les répliques persistent, le risque d’effondrement de structures déjà fragilisées demeure la préoccupation principale des équipes de secours, qui exhortent les habitants à éviter de s’approcher des zones endommagées.
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