Le Venezuela a été frappé le mercredi 24 juin par deux séismes majeurs de magnitude 7,2 et 7,5 survenus à moins d’une minute d’intervalle, selon le gouvernement vénézuélien et l’USGS. Les secousses ont causé la mort d’au moins 1 450 personnes, principalement dans l’état de La Guaira, et ont été ressenties jusqu’en Colombie.
Un « doublet sismique » : la chronologie des secousses

L’événement s’est manifesté par une succession rapide de chocs telluriques. Selon les données du Service Géologique des États-Unis (USGS), le premier mouvement a été enregistré à 17h04min22s avec une magnitude de 7,2. Ce premier choc s’est produit à environ 24 kilomètres de San Felipe, dans l’état de Yaracuy, à une profondeur de 21,9 kilomètres.
L’USGS a précisé que ce premier événement était en réalité un précurseur. Le séisme principal a suivi seulement 39 secondes plus tard.
“estuvo precedido, 39 segundos después, por un sismo precursor de magnitud 7,2”
SGC/USGS, via El Tiempo
Le Centre national d’alerte aux tsunamis des États-Unis a qualifié ce phénomène de « doblete sísmico », soit un doublet sismique. Dans ce cas précis, deux tremblements de terre de forte magnitude se produisent dans la même zone avec un intervalle de quelques secondes seulement.
Le second choc, identifié comme le sismo principal, a atteint une magnitude de 7,5. En raison de sa faible profondeur — moins de 30 kilomètres — les vibrations ont été perçues sur des zones extrêmement vastes.
Bilan humain et dévastation dans l’état de La Guaira

L’impact le plus violent a été concentré dans le nord du pays. Selon le gouvernement vénézuélien, cité par NBC Los Angeles, le bilan s’élève à au moins 1 450 morts. L’état de La Guaira a été particulièrement dévasté.
La situation sur le terrain reste critique. Des résidents paniqués continuent de chercher des proches disparus parmi les décombres. Pour répondre à l’urgence, plus de 2 000 secouristes venus du monde entier ont été déployés.
Déploiement massif des équipes de secours américaines
Face à l’ampleur des destructions, le département d’État des États-Unis a activé ses équipes de recherche et de sauvetage urbain (USAR). Le Los Angeles County Fire Department a envoyé son équipe USA-2, arrivée sur place le vendredi suivant la catastrophe.
Ces forces d’intervention ne sont pas seules. Elles opèrent aux côtés de la Virginia Task Force 1 et d’une équipe du Miami-Dade Fire Rescue. Ensemble, ces trois unités mobilisent des moyens techniques et humains considérables :
- 312 membres spécialisés.
- 18 équipes cynophiles (K-9).
- Plus de 200 000 livres d’équipement spécialisé.
Les pompiers du comté de Los Angeles ont diffusé des images aériennes montrant l’étendue des dégâts à La Guaira, où les équipes, équipées de casques et de protections, ont effectué des évaluations au sol et par voie aérienne dans des structures lourdement endommagées.
Répercussions régionales et alertes internationales

L’onde de choc a largement dépassé les frontières vénézuéliennes. En Colombie, le tremblement a été ressenti dans plusieurs villes, notamment à Bogotá, Medellín et Bucaramanga. Le Servicio Geológico Colombiano (SGC) a initialement communiqué des données fluctuantes, ajustant la magnitude du choc principal entre 7,5, 7,1 et 7 avant de stabiliser les rapports.
Les points de référence les plus proches de l’épicentre en territoire vénézuélien étaient Maracay (73 km), Isla Ratón (75 km) et Valencia (85 km).
L’alerte s’est également étendue aux Caraïbes. Le Système d’alerte aux tsunamis avait initialement émis des avis pour Porto Rico et les îles Vierges américaines, avant de les annuler après analyse des données sismiques.
Le contexte sismique global en 2026
Cet événement s’inscrit dans une période d’activité géologique marquée. Alors que le Venezuela gérait ce doublet sismique, d’autres régions sous surveillance intense, comme le Mexique, continuent de faire face à une dynamique tectonique active.
Selon des rapports de Gestión, la surveillance sismique en 2026 repose désormais sur des technologies permettant des alertes quasi instantanées, essentielles pour les zones à haut risque comme la ville de Mexico, où la nature lacustre du sol amplifie les ondes.
L’importance de la préparation reste le facteur déterminant pour réduire la mortalité. Les autorités recommandent systématiquement la méthode :
“agacharse, cubrirse y sujetarse”
Directives de sécurité, via El Tiempo
(S’accroupir, se protéger et s’agripper).
La rapidité de la réponse internationale et la précision des données fournies par l’USGS et le SGC soulignent la coordination technique actuelle, bien que la perte humaine massive au Venezuela rappelle la vulnérabilité des infrastructures face à des événements de magnitude supérieure à 7.
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