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Une exposition à Hambourg pour célébrer les temps anciens

Une exposition à Hambourg pour célébrer les temps anciens

2024-03-02 00:55:14

DLa procession traverse tout un mur sur le côté long de la salle. Une série de combattants, prêtres, dignitaires ou musiciens en deux dimensions, grandeur nature, forment un cortège de personnes vêtues de manière très différente, qui courent toutes vers un seul but, le sacrifice des animaux qu’ils portent et la remise d’une robe jaune par un prêtre aux cheveux blancs. Les personnages, dont certains voyagent à cheval ou sur des chars, peuvent être vus dans des ambiances différentes : tendues, exubérantes ou solennelles, selon l’avancement du cortège. La coloration change également, tout comme le style de dessin des personnages : certains ont apparemment été créés à partir de modèles numériques, d’autres sont visibles sous forme de coups de pinceau. En fait, le tableau est une œuvre conjointe de plusieurs étudiants, mais il repose sur un seul modèle : la frise en marbre du Parthénon à Athènes.

L’exposition au Museum für Kunst & Gewerbe de Hambourg nécessite un total de huit prêts afin de se concentrer sur certains aspects des anciennes cultures festives. Cela est dû, d’une part, au riche patrimoine de la maison fondée en 1874, dont proviennent les dépôts de toute une série d’objets précieux, et, d’autre part, aux œuvres actuelles qui ont été ajoutées, y compris la procession peinte, huit documentaires sur les festivités modernes diffusés sur des moniteurs, de la réception de mariage au Wacken, une fresque murale moderne d’une cérémonie de Mithra ou un kiosque moderne qui simule une contrepartie antique, avec des tabloïds disposés (« Didon et Enée : Mariage terminé après une dispute flagrante ! »), des collations et des souvenirs. Le fait qu’au moins ce dernier aspect n’est pas sorti de nulle part est démontré par d’authentiques objets de supporters dans la vitrine ci-contre, comme des gladiateurs miniatures en argile, dont l’un avec un casque amovible, ou des fragments d’un moule creux pour le production en série de bols correspondants avec un combat de gladiateurs.

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Gladiateurs et mystères

Des rideaux de gaze structurent l’espace d’exposition intelligemment utilisé et créent un couloir aux multiples méandres, de sorte que l’exposition paraît un peu plus grande qu’elle ne l’est réellement. Il se déroule en quatre stations et commence par les Panathénées, tenues périodiquement pendant mille ans, qui occupent ici le plus de place, suivi d’un aperçu des jeux de gladiateurs à Rome, des rites funéraires et enfin d’une courte incursion dans les anciens cultes à mystères, pour dont Isis est représentée dans cette exposition avec quelques statuettes d’Egypte et de Rome et un autel dédié à Sol Invictus.

En particulier, les Panathénées, célébrées tous les quatre ans du VIe siècle avant JC au IVe siècle après JC en l’honneur de la déesse de la ville Athéna, permettent aux conservateurs Frank Hildebrandt et Manuela van Rossem d’illustrer les différents aspects d’une telle célébration. Une partie intégrante était la remise d’une robe nouvellement tissée à la déesse, et pour illustrer l’hypothèse selon laquelle la Gigantomachie, la bataille mythique des dieux olympiques contre les géants, était représentée sur la bordure, un cratère en volute partiellement reconstruit à partir de ses éclats. est exposé dans une vitrine du IVe siècle avant JC, qui montre ce combat contre les enfants de Gaia.

Beaucoup trop belles pour se battre : les jambières d'un gladiateur de Pompéi


Beaucoup trop belles pour se battre : les jambières d’un gladiateur de Pompéi
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Image : Musée d’art et d’industrie de Hambourg

D’autres représentations d’éléments de la célébration, y compris certains résolument extravagants, en font également partie, comme les amphores de prix remises aux vainqueurs des Jeux Panathénaïques, remplies d’huile précieuse, et que l’on peut voir ici – dans le Original vieux de deux mille cinq cents ans avec une peinture déjà extrêmement traditionnelle dans la technique des figures noires ainsi qu’une copie contemporaine mais sans inscription, qui pourrait être confondue avec un souvenir pour les visiteurs qui n’étaient là qu’en tant que spectateurs.

Aussi riches que soient les collections du musée, les quelques objets prêtés sont bien placés et complètent le tableau comme un puissant cratère en volute du Musée archéologique national de Naples. Créé vers 340 avant JC, il montre les préparatifs de la cérémonie funéraire du héros homérique Patrocle, comprenant le bûcher funéraire et le sacrifice humain ; Il représente également l’explosion violente d’Achille en deuil, qui traîne le cadavre de son ennemi troyen Hector à travers la région.

Et les parties de l’armure de cérémonie des gladiateurs – des jambières et un casque – qui ont également été empruntées à Naples, remplissent pleinement leur fonction. Ils n’ont probablement jamais été utilisés au combat, mais ils combinent l’aspect martial avec l’impression de beauté solide, comme en témoignent notamment les muses qui décorent le casque.

“Célébrez les fêtes!”. Musée d’art et d’industrie de Hambourg, jusqu’au 25 août. Pas de catalogue.



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