Un patient britannique atteint d’Ebola est évacué de la RDC vers le Royaume-Uni

Le patient, dont l’identité n’a pas été divulguée, est évacué vers le Royaume-Uni par un vol médicalisé spécialisé. Il devrait être pris en charge au sein de l’une des unités spécialisées pour les maladies infectieuses hautement dangereuses (HCID) au Royal Free Hospital de Londres.

Une évacuation vers des unités spécialisées

Le Royaume-Uni dispose de systèmes bien établis, d’installations spécialisées et d’un personnel hautement qualifié pour gérer des maladies comme Ebola. D’autres centres de traitement sont également disponibles à Newcastle et à Liverpool. La UK Health Security Agency (UKHSA) et le National Health Service (NHS) disposent de procédures établies pour gérer les cas d’Ebola, incluant des tests rapides et des mesures de contrôle des infections. Les autorités sanitaires britanniques insistent sur le fait que, grâce aux précautions prises, cette évacuation ne modifiera pas le niveau de risque pour la population britannique, celui-ci demeurant faible.

Le Royaume-Uni dispose de procédures bien établies pour traiter des cas comme celui-ci, et ces processus ont été activés. Le risque pour le public britannique lié à Ebola reste faible.

Un porte-parole du gouvernement britannique

Une épidémie sans précédent en RDC

L’épidémie actuelle, déclarée par le ministère de la Santé de la RDC le 15 mai, a franchi le seuil des 10 000 cas confirmés avec environ 5 000 décès signalés. À la fin du mois dernier, le taux de létalité de cette souche, identifiée comme le virus Bundibugyo, était rapporté à 48,6 %. Il s’agit de la 17e épidémie en RDC depuis la découverte du virus, mais elle est devenue la plus vaste et la plus mortelle de l’histoire du pays. En comparaison, seule l’épidémie en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016 a été plus importante, avec 28 616 cas recensés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, causant plus de 11 000 décès selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Medics walk into a tent in DR Congo
Photo : bbc.co.uk

Le Dr Jean Kaseya, directeur général des Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC), a souligné que l’ampleur de la propagation était « inédite ». Il a averti que les pays, non seulement dans la région africaine mais sur tous les continents, doivent accroître leur niveau de préparation et leurs capacités de traitement. Le virus se propage par contact direct avec les fluides corporels, tels que le sang, les vomissures ou les corps des personnes infectées.

Réponse internationale et surveillance

La situation en RDC nécessite une réponse internationale de grande envergure, impliquant des spécialistes du monde entier. Le Dr Catherine Smallwood, responsable de la réponse de l’OMS en RDC, a déclaré que tant que l’épidémie ne sera pas stoppée localement, elle continuera de poser une menace pour la santé mondiale.

Un patient britannique atteint d'Ebola est évacué de la RDC vers le Royaume-Uni
Photo : independent.co.uk

D’autres pays européens ont été confrontés à des situations similaires. En juin, la France a rapporté son premier cas confirmé chez un médecin revenant d’une mission humanitaire au Congo, et en octobre, la Suisse a évacué un patient atteint d’Ebola en provenance du Nigeria. Par ailleurs, le Kenya a également signalé neuf cas de virus et deux décès au 23 octobre. Au Royaume-Uni, l’UKHSA surveille étroitement la situation et maintient des protocoles stricts d’identification et de suivi pour toute personne ayant pu être exposée.

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