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Tucker Carlson quitte le Parti républicain pour créer un troisième parti

La rupture de Tucker Carlson avec le Parti républicain

Tucker Carlson a annoncé le 2 juillet 2026 son intention de quitter le Parti républicain pour fonder un nouveau parti politique aux États-Unis. Cette rupture avec sa formation historique fait suite à des critiques croissantes envers l’administration de Donald Trump, particulièrement concernant la gestion du conflit avec l’Iran.

La rupture de Tucker Carlson avec le Parti républicain

La rupture de Tucker Carlson avec le Parti républicain
Photo: SVT Nyheter
Ancien pilier de la chaîne Fox News et défenseur historique de Donald Trump, Tucker Carlson a officiellement rompu ses liens avec les Républicains. Selon Dagens Nyheter, le commentateur conservateur souhaite désormais participer à la création d’une troisième force politique. Ce virage intervient après des mois de frustrations et de désaccords publics. Carlson a été un soutien indéfectible du mouvement MAGA pendant des années, mais la situation a basculé avec les décisions militaires récentes. Le point de rupture semble être l’intervention américaine en Iran. Carlson a critiqué la décision de Donald Trump d’attaquer le pays au printemps dernier. D’après SVT Nyheter, il a même présenté ses excuses pour avoir induit les électeurs en erreur en les encourageant autrefois à voter pour Trump. “J’ai été un défenseur solide du parti républicain pendant 35 ans, un défenseur très solide. Mais on ne peut pas défendre cela. Alors je pars, et si je le fais, beaucoup d’autres partiront probablement.” Tucker Carlson, via le podcast Can’t Be Censored

Un “État à parti unique” et la critique des intérêts étrangers

Un "État à parti unique" et la critique des intérêts étrangers
Photo: Omni – Alla nyheter. Alla perspektiv.
Dans un entretien accordé à la Columbia Journalism Review (CJR), l’homme de 57 ans a justifié la nécessité d’un nouveau parti par le constat d’une démocratie de façade. Pour lui, les États-Unis sont devenus un État à parti unique qui se fait passer pour une démocratie, une structure qu’il estime devoir être brisée. L’analyse de Carlson cible spécifiquement les critères de décision du gouvernement actuel. Il accuse l’administration de trahir le pays en privilégiant des intérêts extérieurs ou privés plutôt que le bien-être des Américains.
  • Priorités dénoncées : Les intérêts d’Israël, les besoins de certaines entreprises et les demandes des donateurs.
  • Jugement moral : Carlson qualifie ces orientations d’inacceptables, de trahison et d’immorales.
  • Objectif du nouveau parti : Tenter sincèrement de déterminer ce qui profite réellement aux citoyens américains.
Malgré sa volonté de créer cette structure, Carlson a précisé à la CJR qu’il n’avait pas l’intention de se porter candidat lui-même pour le moment. Toutefois, Kvartal rapporte qu’il envisagerait une candidature à la présidence pour l’élection de 2028.

L’effet domino : Marjorie Taylor Greene et la fracture MAGA

« Je quitte le navire » : Tucker Carlson en a terminé avec le Parti républicain à cause d'Israël
Le départ de Carlson ne semble pas être un cas isolé. L’ancienne membre du Congrès et figure MAGA, Marjorie Taylor Greene, a annoncé qu’elle tournait elle aussi le dos aux Républicains. S’alignant sur la position de Carlson, Greene a déclaré sur les réseaux sociaux qu’elle ne soutiendrait plus le parti pour les élections de mi-mandat. Selon Omni, elle a précisé que ce retrait ne signifiait pas pour autant un ralliement aux Démocrates. Elle a critiqué la mutation du Parti républicain, affirmant qu’il était devenu un parti “USA en dernier”.

Implications pour les élections de mi-mandat

Cette fragmentation au sein de la droite américaine survient à un moment critique, juste avant les élections de novembre. La sortie de figures médiatiques et politiques majeures pourrait fragiliser la mobilisation électorale. Fouad Youcefi, ancien correspondant États-Unis pour SVT, a analysé cette situation lors d’une intervention dans l’émission Utrikesbyrån. Il estime qu’une fissure dans le mouvement MAGA pourrait conduire une partie des électeurs à la lassitude, augmentant ainsi le risque d’abstention lors du scrutin de mi-mandat. Le paysage politique se trouve donc face à un paradoxe : alors que Carlson rejette les Républicains, il refuse tout soutien aux Démocrates, qu’il considère comme étant dirigés par des personnes dépourvues de scrupules. Cette position laisse la place à l’émergence d’une alternative conservatrice qui pourrait, si elle se concrétise, redistribuer les cartes électorales d’ici 2028.

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Photo: Omni – Alla nyheter. Alla perspektiv.

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