Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran en Qatari ont confirmé un progrès positif, selon des déclarations des médiateurs pakistanais et qataris, après des discussions tenues mercredi. Une réunion suivante est prévue après les obsèques du précédent Guide suprême iranien, a indiqué Islamabad, tandis que l’ouverture d’un canal de communication entre les deux pays a été annoncée.
Les pourparlers indirects en Qatari et l’avenir des discussions
Les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, organisées à Doha mercredi, ont permis d’atteindre un consensus sur la reprise des échanges dans le détroit d’Ormuz, bien que des questions majeures restent en suspens, notamment le programme nucléaire iranien. « Les médiateurs qatari et pakistanais ont tenu des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens à Doha mercredi, avec un progrès positif », a déclaré Islamabad, rapporté par The Hindu.


Le prochain rendez-vous devrait avoir lieu après les funérailles du précédent Guide suprême iranien, une étape clé dans le processus diplomatique. « Les parties ont convenu de poursuivre les discussions au cours de la période suivante, avec la prochaine réunion programmée dès que possible après les processions funéraires du précédent Guide suprême », a précisé le ministère des Affaires étrangères du Qatar, selon Al Jazeera.
Les discussions portent également sur la mise en œuvre d’un mémorandum d’accord (MoU) signé le 17 juin, qui inclut un cessez-le-feu de 60 jours, la réouverture du détroit d’Ormuz et un calendrier pour un accord final sur le programme nucléaire iranien. Cependant, les tensions persistent, notamment concernant le contrôle iranien sur le trafic maritime dans le détroit.
Le rôle de l’argent gelé dans les négociations
Un point central des pourparlers est la question des actifs iraniens bloqués aux États-Unis, estimés à 6 milliards de dollars. Selon le ministre adjoint iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, une partie de ces fonds sera utilisée pour l’achat de marchandises nécessaires à Téhéran. « Il a été convenu que, sur la base des besoins communiqués par notre pays, les marchandises nécessaires seront achetées et mises à disposition de l’Iran », a-t-il déclaré, rapporté par Al Jazeera.
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Cependant, les États-Unis ont insisté sur la nécessité de clarifier les modalités de l’usage de ces fonds. « Les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner étaient en Qatar mardi pour des discussions sur des questions régionales, y compris le cessez-le-feu en Iran, mais le ministère des Affaires étrangères du Qatar a souligné qu’ils n’étaient pas là pour négocier avec les Iraniens », a précisé The Guardian.
Le débat porte également sur les tarifs imposés par l’Iran sur le détroit d’Ormuz, un point de friction avec les puissances occidentales. « La souveraineté du détroit d’Ormuz appartient à l’Iran et au Oman, et le trafic dans le détroit est soumis aux arrangements déterminés par l’Iran », a affirmé le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, selon The Guardian.
L’importance stratégique du détroit d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz, un corridor maritime stratégique, a été au cœur des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Les négociations visent à rétablir un flux maritime plus stable, après des échanges de coups de feu récents. « Le détroit d’Ormuz est un point de passage critique pour le commerce mondial, et sa sécurité est essentielle pour éviter une escalade », a commenté un analyste, cité par The Guardian.
Les données de Kpler, une entreprise de suivi maritime, montrent que 40 navires ont traversé le détroit lundi, contre 24 la veille et 39 samedi. Cependant, des centaines de navires restent bloqués depuis le conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a commencé le 28 février, laissant jusqu’à 10 000 marins coincés.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) a également été impliqué dans les discussions, notamment concernant l’ouverture d’une route maritime par l’Organisation maritime internationale (IMO) en collaboration avec les États-Unis et le Oman.
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