Trump dénonce l’immigration et l’énergie verte à l’ONU, promet une approche isolationniste
New York – Dans un discours virulent prononcé à l’Assemblée générale des nations Unies, l’ancien président américain Donald Trump a dénoncé l’immigration et les politiques d’énergie verte comme des forces destructrices, qualifiant ce qu’il a appelé un “monstre à double queue” qui “détruit tout sur son passage”. Il a plaidé pour une approche isolationniste, insistant sur la nécessité de stabiliser les pays d’origine plutôt que d’accueillir les personnes fuyant la guerre, la pauvreté et la criminalité.
“Nous devons résoudre le problème et nous devons le résoudre dans leur pays, pas créer de nouveaux problèmes dans nos pays”, a déclaré Trump, réaffirmant une position centrale de sa politique étrangère passée.
Le discours, marqué par des critiques acerbes envers plusieurs nations, a également ciblé l’Allemagne pour son engagement envers l’énergie verte et la migration, la Chine et l’Inde pour leur soutien financier à la Russie dans le conflit ukrainien, et le Venezuela, dont le président Nicolás Maduro a été accusé de diriger “des terroristes et des trafiquants de drogue”.
Un discours entre agressivité et légèreté
Malgré la tonalité générale agressive, le discours a été ponctué de moments inattendus de légèreté. Trump a plaisanté sur des problèmes techniques avec le téléprompteur et un escalator défectueux, déclarant ironiquement que ce sont les deux seules choses qu’il avait retirées de son expérience à l’ONU.
L’ancien président a également évoqué une rencontre avec le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qualifiant leur “étreinte de 39 secondes” d’un “bon signe”, avant de revenir rapidement à la critique, accusant le Brésil de pratiques commerciales injustes envers les États-Unis.
L’héritage d’une politique “America First”
Ce discours reflète la continuation de la politique “America First” prônée par Trump durant sa présidence, une approche axée sur la protection des intérêts nationaux américains et la remise en question du rôle traditionnel des États-Unis dans les organisations internationales.
L’accent mis sur la stabilisation des pays d’origine comme solution aux flux migratoires est une reprise des arguments avancés par l’management Trump pour justifier des mesures restrictives en matière d’immigration, notamment la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique et l’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour les citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane.
La critique de l’énergie verte, quant à elle, s’inscrit dans une longue tradition de scepticisme envers les politiques environnementales internationales, trump ayant retiré les États-Unis de l’accord de paris sur le climat durant son mandat.
Ce discours à l’ONU, bien que prononcé en dehors de ses fonctions officielles, souligne la persistance de ces idées et leur potentiel impact sur le débat politique américain et international. Il rappelle également les tensions croissantes entre les nations et la complexité des défis mondiaux,tels que la migration,le changement climatique et les conflits armés.
