L’homme aurait utilisé ses accès privilégiés aux discours du président pour parier sur des plateformes de prédiction comme Kalshi, empochant environ 100 000 dollars avant que ses comptes ne soient gelés.
Les soupçons de délit d’initié sur les marchés de prédiction
Le suspect est accusé d’avoir tiré profit de sa position au sein du personnel du Witte Huis pour anticiper le contenu des interventions publiques du président. En connaissant à l’avance les thèmes, les termes économiques ou les noms de pays que le dirigeant allait mentionner, il aurait placé des paris gagnants sur des plateformes spécialisées.

L’affaire a pris une dimension fédérale après que la plateforme Kalshi a identifié des transactions suspectes dès le mois de mars dernier.
Le fonctionnement des « mention markets »
Le système utilisé par le suspect repose sur les « mention markets », un type de pari où les utilisateurs spéculent sur la probabilité qu’une personnalité publique prononce des mots spécifiques lors d’une allocution. À l’approche du discours de Donald Trump du 16 juillet 2026, les enjeux sur Kalshi étaient particulièrement élevés.
- Plus de 800 000 dollars ont été misés sur la probabilité que le président utilise des expressions comme « Hormuz », « rigged election » (élection truquée) ou « fake news ».
- Le suspect aurait réussi à accumuler près de 100 000 dollars (environ 87 500 euros) grâce à ces informations privilégiées.
Ces plateformes, comparables à Polymarket, permettent de parier sur la réalisation d’événements géopolitiques ou politiques. La pratique n’est pas inédite sur ces sites, mais l’implication d’un membre direct de l’entourage présidentiel constitue une première en termes de risque de manipulation directe.
Réactions et conséquences administratives
Les autorités américaines auraient d’ailleurs déjà proposé un accord de règlement au technicien afin de clore ce chapitre juridique.
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