Triumph a abaissé le prix de sa moto Trident 660 à 8 295 euros, soit une réduction de 400 euros.
Une baisse de tarif et des évolutions moteur pour la Triumph Trident 660
La marque britannique Triumph a modifié sa Trident 660 dans la foulée du lancement de la version 800. Nous avons déjà essayé ces deux modèles et lors de la présentation de la première, Triumph avait communiqué sur un tarif de 8 695 €. Mais ça, c’était avant. En effet, la nouvelle Trident est désormais affichée à partir de 8 295 €, soit une baisse de 400 €. Triumph entend plus que jamais s’imposer comme l’une des marques références du segment très disputé des roadsters de moyenne cylindrée. Cette baisse s’accompagne d’une refonte mécanique de son moteur trois cylindres qui fait depuis toujours l’identité de la Trident.
Pour l’année 2026, Triumph annonce une puissance portée à 95 ch à 11 250 tr/min, soit un gain de 14 chevaux par rapport à la génération précédente. Le couple atteint désormais 68 Nm à 8 250 tr/min. Mais ce sont surtout les sensations qui devraient évoluer. Grâce à une nouvelle culasse, un boîtier de filtre à air agrandi, trois corps de papillon individuels de 44 mm et une gestion moteur entièrement revue, la Trident promet davantage d’allonge et une plage d’utilisation encore plus large. La zone rouge grimpe désormais à 12 650 tr/min. De quoi offrir davantage de caractère sans sacrifier la facilité qui a fait le succès du modèle.
Un équipement de série enrichi face à la concurrence
Outre les performances moteur, la dotation technologique de la moto évolue sensiblement. L’autre surprise vient de l’équipement. Alors que de nombreux constructeurs réservent encore certaines aides électroniques aux versions premium, Triumph les intègre directement de série. La Trident 660 reçoit notamment : une centrale inertielle IMU à six axes, un ABS optimisé en virage, un contrôle de traction optimisé en virage, trois modes de conduite (Sport, Route et Pluie), le Triumph Shift Assist, le régulateur de vitesse, la connectivité MyTriumph, un éclairage entièrement LED. Autant d’équipements rarement réunis à ce niveau de prix.

Triumph ne s’est pas contenté d’augmenter la puissance. Le châssis a également été retravaillé. La fourche Showa inversée de 41 mm est conservée, mais elle est désormais associée à un nouvel amortisseur arrière Showa réglable en précharge et en détente. L’objectif est clair : rendre la moto plus sportive sans dégrader son accessibilité. Avec seulement 195 kg tous pleins faits et une hauteur de selle de 810 mm, la Trident conserve l’une des ergonomies les plus accueillantes du segment. Visuellement aussi, la Trident évolue. Le réservoir est plus large, les écopes redessinées et le phare modernisé. L’ensemble donne à la moto une présence plus affirmée sans trahir son identité. Trois coloris sont proposés : Snowdonia White, Cosmic Yellow Stone, Grey (option à 150 €).
Une stratégie tarifaire ciblée sur le marché des roadsters
Avec cette formule, le constructeur cherche à bousculer les standards du segment des roadsters de moyenne cylindrée. Difficile de ne pas voir dans cette Trident 660 une attaque frontale contre les références du segment. Face aux Yamaha MT-07, Kawasaki Z650, Honda Hornet 750 ou Suzuki GSX-8S, Triumph avance désormais un argument rarement entendu ces dernières années : plus de puissance, plus d’équipement… pour moins cher.
Paul Stroud, directeur commercial de Triumph, a indiqué qu’en plus d’offrir plus de puissance, un style plus affirmé et des performances améliorées, la Trident 660 bénéficie désormais d’un prix très attractif.
Dans un marché où chaque euro compte de plus en plus, cette stratégie pourrait bien faire mouche. À ce tarif-là, certaines concurrentes vont soudainement paraître beaucoup plus chères qu’elles ne le sont réellement. Car avec ses 95 chevaux, son électronique haut de gamme, son moteur trois cylindres unique dans la catégorie et un tarif fixé à 8 295 €, la Trident 660 2026 pourrait devenir l’un des meilleurs rapports prix/plaisir actuellement disponibles sur le marché européen.
Dans un contexte économique tendu où le pouvoir d’achat et la hausse des prix des carburants pèsent sur les ménages — avec notamment le gouvernement français qui a abaissé, pour la troisième fois cette année, sa prévision de croissance pour 2026, la ramenant à 0,5 % du produit intérieur brut (PIB), et Bercy qui prévoit un nouveau pic d’inflation à près de 3 % d’ici la fin de l’année — le positionnement tarifaire des biens de consommation et de loisir fait l’objet d’une attention accrue de la part des acheteurs.
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