Le 28 juillet 2026, le Service de sécurité d’Ukraine a arrêté trois agents russes impliqués dans une série d’attentats à la bombe à Odessa, qui ont coûté la vie à un chauffeur de taxi et blessé un militaire et une civile.
Une vague d’attentats coordonnés a frappé la ville portuaire d’Odessa le 28 juillet 2026, entraînant l’arrestation rapide de trois agents par les forces de l’ordre ukrainiennes.
Les attentats à la bombe d’Odessa du 28 juillet
Dans la première affaire, la menace a pris la forme d’un piège technologique sophistiqué orchestré par deux étudiants d’un technicien local. Engagés par des commanditaires russes, les jeunes suspects ont miné le véhicule d’un militaire ukrainien. Pour surveiller l’opération à distance et déclencher la charge au moment précis, ils avaient dissimulé une caméra de surveillance à l’intérieur d’une simple boîte de jus de fruit placée à proximité de la voiture.
Lorsque la cible s’est approchée, les opérateurs russes ont actionné la bombe à distance. Le militaire visé a miraculeusement survécu en ne subissant que des blessures légères, bien que son automobile ait été lourdement endommagée par la déflagration.
Le rôle des réseaux sociaux et le profil des suspects arrêtés
Le même jour, un second attentat d’une extrême violence a endeuillé la ville d’Odessa. Pour cette attaque, les services russes ont recruté un habitant local déjà sous le coup de condamnations antérieures pour trafic de stupéfiants. L’individu a placé près d’un demi-kilogramme d’explosif en équivalent TNT sous le châssis de la voiture d’un conducteur travaillant occasionnellement comme taxi.

La charge a été détonée à distance alors que le véhicule circulait en pleine rue. Le chauffeur a trouvé la mort sur le coup, tandis que sa passagère a été grièvement blessée et transportée à l’hôpital dans un état critique.
L’enquête a rapidement établi que l’ensemble des trois exécutants avaient été approchés via des canaux de messagerie instantanée Telegram proposant des missions de rétribution financière rapide. Lors des perquisitions menées par les forces de sécurité, les enquêteurs ont saisi des téléphones portables et des cartes SIM contenant les preuves matérielles des échanges avec l’ennemi.
Poursuites judiciaires et menaces d’une action similaire dans la région de Kharkiv
Les autorités judiciaires ont formalisé les charges contre les trois individus placés en détention provisoire. Les deux étudiants impliqués dans le premier attentat font face à des accusations en vertu de l’article 258, alinéa 2, du Code pénal ukrainien, risquant jusqu’à 12 années d’emprisonnement avec confiscation des biens. Le récidiviste impliqué dans l’attentat mortel contre le taxi est poursuivi sous l’alinéa 3 du même article pour un acte terroriste ayant entraîné la mort, encoure une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué au même moment par le démantèlement d’une autre cellule du FSB dans la région de Kharkiv. Dans ce dossier, un homme et une femme avaient loué une habitation pour organiser un faux événement caritatif destiné à attirer des dizaines de militaires ukrainiens afin de les empoisonner et de les éliminer à l’aide d’un engin explosif transporté dans un sac.
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