Home InternationalSydney : Infirmières plaident non coupables pour menaces contre des patients israéliens

Sydney : Infirmières plaident non coupables pour menaces contre des patients israéliens

Deux infirmières de Sydney plaident non coupables après une vidéo virale menaçant des patients israéliens

Sydney, Australie – Deux infirmières de Sydney ont plaidé non coupables lundi devant le tribunal de district de Downing Centre, accusées d’avoir menacé des patients israéliens dans une vidéo devenue virale l’année dernière. Sarah Abu Lebdeh, 27 ans, et Ahmad Rashad Nadir, 28 ans, sont accusées d’avoir proféré des menaces lors d’une conversation avec l’influenceur israélien Max Veifer, filmée en février dernier.

La vidéo, qui a rapidement suscité l’indignation en Australie et dans la communauté juive mondiale, montre les deux infirmières exprimant des propos virulents et menaçants envers Veifer en raison de sa nationalité. Abu Lebdeh aurait déclaré qu’elle ne traiterait aucun patient israélien et qu’elle les “tuerait” plutôt. Nadir, quant à lui, a affirmé avoir envoyé de nombreux “chiens israéliens” à “Jahannam”, le terme arabe pour l’enfer.

Les deux infirmières ont été suspendues de leurs fonctions peu après la diffusion de la vidéo et se sont vu interdire l’exercice de la profession infirmière à l’échelle nationale.

Lors de l’audience de lundi, les deux accusés ont plaidé non coupables à l’accusation d’utiliser un service de télécommunication pour menacer, harceler ou offenser. Abu Lebdeh est également accusée de menacer de violence contre un groupe.

Le procès, qui devrait durer cinq jours, est prévu pour le 31 août. Une audience préliminaire est prévue le 1er juin. Les deux infirmières ont été libérées sous caution en attendant le procès.

L’avocat de Nadir a annoncé qu’il contesterait la recevabilité de la vidéo comme preuve devant le tribunal, sans donner plus de détails.

La publication de la vidéo a provoqué une vague de réactions indignées, allant jusqu’au Premier ministre australien Anthony Albanese, qui a qualifié les propos tenus de “vils” et “honteux”. Le ministre de la Santé de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Ryan Park, a déclaré qu’il ne voulait “laisser aucune place à ces personnes pour qu’elles puissent un jour travailler à nouveau pour New South Wales Health”.

Cet incident intervient dans un contexte de montée de l’antisémitisme en Australie et dans le monde, exacerbé par le conflit israélo-palestinien. Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza, l’Australie a connu une augmentation significative des actes antisémites.

Selon un rapport publié en décembre par l’Executive Council of Australian Jewry (ECAJ), le pays a enregistré 1 654 incidents antisémites entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025, soit cinq fois le nombre annuel moyen enregistré au cours de la décennie précédente.

Récemment, une enquête de Sky News a révélé qu’une survivante de l’attaque terroriste de Bondi Beach, survenue en décembre dernier, avait été enregistrée à l’hôpital sous un pseudonyme non juif, possiblement pour la protéger de membres du personnel antisémite.

Cet incident soulève des questions préoccupantes sur la sécurité des patients et la présence potentielle de préjugés au sein du système de santé australien. Les autorités ont promis de mener des enquêtes approfondies pour garantir que de tels incidents ne se reproduisent plus.

Tweet de Piazza Victoria

La vidéo originale, qui a déclenché cette affaire, est disponible sur les réseaux sociaux et continue de susciter des débats passionnés. L’affaire est suivie de près par la communauté juive australienne et par les défenseurs de la lutte contre l’antisémitisme.

Source : The Times of Israel

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.