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Le Pentagone relève au plus haut la menace de contre-espionnage israélien

Une menace jugée « critique » par la Defense Intelligence Agency

Le Pentagone a officiellement relevé le niveau de menace en matière de contre-espionnage concernant Israël à son échelon le plus élevé. Cette décision, rapportée ce samedi 7 juin 2026, fait suite à des craintes croissantes de l’agence de renseignement militaire américaine, la DIA, concernant des opérations d’espionnage humain et technique visant des hauts responsables de l’administration Trump.

Une menace jugée « critique » par la Defense Intelligence Agency

La Defense Intelligence Agency (DIA) a officiellement classé les capacités d’Israël en matière d’espionnage comme une préoccupation de contre-espionnage de « niveau critique », selon les informations relayées par Le Soir. Cette classification intervient dans un contexte de méfiance accrue au sein des services de sécurité américains.

Une menace jugée « critique » par la Defense Intelligence Agency
Photo: 20 Minutes

Selon Euronews, le renseignement américain craint qu’Israël ne cherche à infiltrer les délibérations internes et le processus décisionnel de l’administration Trump sur les conflits au Moyen-Orient. Les tentatives de surveillance auraient visé des figures centrales de la politique étrangère américaine, notamment Steve Witkoff, principal négociateur du président Trump, et Elbridge Colby, haut responsable politique au Pentagone, comme le précise Le Figaro.

Une menace jugée « critique » par la Defense Intelligence Agency
Photo: Le Figaro

Des sources au sein du département de la Défense indiquent que le passage à ce niveau de surveillance est une mesure préventive inédite entre ces deux alliés historiques. Le bureau du sous-secrétaire à la Défense pour le Renseignement et la Sécurité, dirigé par les services de Ronald Moultrie, aurait coordonné cette évaluation après avoir détecté des anomalies dans les communications sécurisées de plusieurs membres du Conseil de sécurité nationale. Les enquêteurs fédéraux se concentrent spécifiquement sur l’utilisation de logiciels espions sophistiqués, souvent attribués à des entreprises privées israéliennes, qui auraient été détectés sur des terminaux mobiles utilisés par des conseillers proches de la Maison Blanche lors de déplacements à l’étranger.

Démentis officiels et tensions diplomatiques

Face à ces accusations, l’ambassade d’Israël à Washington a réagi avec fermeté. Un porte-parole a qualifié ces allégations d’accusations “totalement fausses”, insistant sur le fait que les activités de renseignement israéliennes sont exclusivement dirigées vers les adversaires du pays et non vers ses alliés stratégiques.

La Maison Blanche a également cherché à minimiser la portée de ces rapports. Un responsable de l’exécutif a estimé que ces informations étaient inexactes, affirmant qu’elles reposaient sur des sources dépourvues de connaissance directe du dossier. Toutefois, le climat de défiance est alimenté par des tensions plus larges entre Washington et Jérusalem depuis les frappes conjointes contre l’Iran, lancées le 28 février dernier.

Le Pentagone signale une menace « critique » d'espionnage israélien après que Trump a réprimandé …

Le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur américain à Jérusalem pour demander des clarifications sur l’origine de ces fuites, qualifiant la classification de la DIA de « mesure technocratique injustifiée » qui ne reflète pas la réalité de la coopération opérationnelle en cours. De son côté, le directeur du Mossad, David Barnea, aurait transmis un message confidentiel à ses homologues de la CIA soulignant que toute tentative d’espionnage contre l’administration Trump serait contraire aux intérêts de sécurité nationale d’Israël, dont la survie dépend de la stabilité de l’alliance américaine.

L’échange houleux entre Trump et Netanyahou

La relation entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou semble traverser une zone de turbulences. Comme l’indique 20 Minutes, le président américain a récemment confirmé avoir eu des échanges virulents avec le Premier ministre israélien, notamment au sujet des opérations militaires menées au Liban.

L'échange houleux entre Trump et Netanyahou
Photo: Euronews

« leur relation se tend-elle ? Le président américain Donald Trump a confirmé mercredi avoir employé des termes virulents lors d’un appel téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, expliquant qu’il était “un peu contrarié” par la poursuite des opérations militaires d’Israël au Liban. Dans un entretien accordé mercredi au New York Post, Donald Trump a confirmé avoir reproché à Benjamin Netanyahu les actions de l’armée israélienne au Liban. Interrogé pour savoir s’il avait qualifié le Premier ministre israélien de “complètement fou”, le président américain a répondu : “Je l’ai fait”. »

Donald Trump, Président des États-Unis, via Euronews

Ces tensions diplomatiques surviennent alors que la situation sur le terrain reste volatile. Samedi, des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins cinq morts et 22 blessés, malgré l’existence d’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis. La crainte de Donald Trump, selon les analystes, est que l’insubordination de son allié israélien ne vienne durablement fragiliser les discussions américaines en cours avec Téhéran.

Le commandement central des États-Unis (CENTCOM) a fait savoir par voie de presse que les opérations militaires israéliennes, menées en dépit des avertissements répétés de la Maison Blanche, compliquent directement la logistique des bases américaines dans la région. Des responsables militaires au Pentagone ont exprimé en privé leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une stratégie israélienne visant à forcer la main de Washington dans un conflit élargi au Liban. Cette divergence stratégique se cristallise autour de la gestion du Hezbollah ; alors que l’administration Trump cherche à obtenir des concessions diplomatiques via des canaux de médiation indirects avec l’Iran, Jérusalem maintient une doctrine de « liberté d’action totale » dans le sud du Liban.

En parallèle, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prévu une réunion d’urgence pour lundi, à la demande de plusieurs pays arabes, afin d’examiner la violation du cessez-le-feu. La délégation israélienne aux Nations Unies, dirigée par Danny Danon, soutient que les frappes étaient des opérations ciblées contre des « infrastructures terroristes immédiates » et non des violations du traité. La position américaine, telle qu’exprimée par le département d’État, reste équivoque : tout en réaffirmant le « droit d’Israël à l’autodéfense », le porte-parole du département a insisté sur le fait que « la coordination préalable est indispensable pour éviter des erreurs de calcul tragiques ». Cette dualité dans le discours américain souligne la difficulté pour l’administration Trump de maintenir une ligne cohérente entre le soutien inconditionnel affiché et la nécessité de contenir les initiatives unilatérales de son allié.

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