SpaceX a réalisé le 25 octobre 2026 à Starbase, au Texas, un essai de mise à feu statique de longue durée des 33 moteurs Raptor de son propulseur Super Heavy, préparant le quinzième vol d’essai du lanceur Starship prévu pour le mois de novembre.
Un essai décisif de 33 moteurs pour le propulseur Booster 22
Le site de Starbase, au Texas, a été le théâtre d’une vérification majeure le dimanche 25 octobre 2026. SpaceX a fait rugir les 33 moteurs du propulseur Super Heavy assigné au prochain vol, un spécimen identifié comme le Booster 22 par Next Spaceflight. L’allumage est intervenu à 8 h 22, heure du Centre (15 h 22 UTC), sur le pas de tir numéro 2.
L’opération s’est distinguée par sa durée complète. Contrairement aux simples tests de pressurisation ou aux amorçages brefs, l’ensemble de la motorisation Raptor a fonctionné durant environ quinze secondes selon les informations rapportées sur le déroulement du test, tandis que la structure géante demeurait fermement ancrée au sol. Cet examen valide les performances du premier étage après des épreuves cryogéniques menées en septembre.
Static fire of Starship Super Heavy Booster 22 ignition occurred at 8:22 a.m. CDT (1522 UTC) at Starbase, Texas. The test is part of SpaceX's preparations for next month's planned Flight 15 of Starship. 📷 @LabPadre pic.twitter.com/px9tspjvUl
— https://x.com/SpaceflightNow/status/2114348842246091238
Mise à feu statique des 33 moteurs à pleine durée pour le propulseur Super Heavy en prévision du vol 15
SpaceX, via X
La stratégie audacieuse d’une double récupération en tour de lancement
Le vol d’essai numéro 15 porte des ambitions inédites pour l’architecture de transport. Lors d’une présentation financière intervenue le 20 octobre 2026, Elon Musk a confirmé que la mission chercherait à rattraper les deux étages de la fusée grâce aux bras mécaniques de la tour de lancement. Si la structure a déjà capturé des propulseurs à trois reprises depuis octobre 2024, une telle manœuvre n’a jamais été tentée avec l’étage supérieur, baptisé Ship.
L’opération s’annonce particulièrement complexe. L’étage supérieur Ship suit en effet une trajectoire plus exigeante, caractérisée par une altitude et une vitesse supérieures à celles du propulseur.

La Federal Aviation Administration a par ailleurs achevé son évaluation environnementale pour les profils de mission prévoyant un retour sur le site de lancement à Boca Chica. Concernant les perspectives temporelles d’exploitation, Elon Musk envisage d’atteindre un rythme hebdomadaire de lancements au cours du premier semestre de 2027.
SpaceX déploie des satellites Starlink et prévoit un ravitaillement
Les ambitions de cadence de tir s’appuient sur les récents succès opérationnels de l’entreprise. Le quatorzième vol, réalisé le 28 septembre 2026, a marqué un tournant en atteignant l’orbite terrestre et en déployant 26 satellites Starlink de troisième génération, lesquels se révèlent trop volumineux pour prendre place à bord des lanceurs Falcon 9.
Full duration 33-engine static fire for the Super Heavy booster preparing for Flight 15 pic.twitter.com/7eqbC4h0Fh
— https://x.com/SpaceX/status/2114444137067844004
Pour valider l’architecture globale, SpaceX planifie de mener un test de ravitaillement en orbite terrestre basse au début de l’année 2027. Cette démonstration de transvasement entre deux Starships permettra d’obtenir de précieuses données quant à l’efficacité des transferts et au taux d’évaporation de l’oxygène liquide et du méthane dans l’espace, affinant ainsi les projections sur le nombre exact de tirs requis pour les descentes lunaires habitées.

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