Soldat britannique jugé pour meurtre lié aux événements du “Bloody Sunday“
Londres – Un soldat britannique est actuellement jugé devant un tribunal pour deux chefs d’accusation de meurtre liés aux événements du “Bloody Sunday” survenus en 1972 à Derry, en Irlande du Nord.Les faits se déroulent alors que de nouvelles avancées médico-légales relancent l’espoir de poursuites concernant d’autres attentats à la bombe de l’IRA dans les années 1970.
Selon l’accusation, les soldats ont ouvert le feu sur des civils non armés qui fuyaient, entraînant la mort de deux personnes et des blessures pour quatre autres.L’avocat de l’accusation a affirmé que la fusillade n’était pas justifiée, les civils ne représentant aucune menace et les soldats n’ayant aucune raison de croire le contraire. il a décrit l’incident comme une exécution gratuite et intentionnelle, compte tenu de la puissance de l’arme utilisée.
Des témoignages de collègues du soldat accusé confirment qu’il a tiré, bien que des tentatives aient été faites par la suite pour justifier la fusillade en affirmant que les victimes étaient armées. Ces affirmations ont été qualifiées de “manifestement fausses” par l’accusation, mais elles ont permis d’identifier l’accusé comme l’un des tireurs.
Contexte historique : Le “Bloody Sunday”
Le “Bloody Sunday” est un événement tragique de l’histoire irlandaise.Le 30 janvier 1972, des soldats britanniques ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques lors d’une marche pour les droits civiques à Derry. Au total, 14 personnes ont été tuées et 13 autres blessées. L’incident a exacerbé les tensions en Irlande du nord et a contribué à radicaliser le conflit nord-irlandais.
Une enquête officielle, la “Saville Inquiry”, a été menée pour établir les faits concernant le “Bloody Sunday”. Publié en 2010, le rapport Saville a conclu que les soldats britanniques avaient illégalement tué les manifestants et que leurs actions n’étaient pas justifiées.
Ce procès représente une étape importante dans la recherche de justice pour les victimes du “Bloody Sunday” et de la violence pendant le conflit nord-irlandais.Il souligne également l’importance des avancées médico-légales dans la réouverture d’enquêtes sur des événements historiques.
Le procès se poursuit.
