Semaglutide : une baisse de 20 % des risques cardiovasculaires selon SELECT

L’utilisation de la semaglutide et de la tirzepatide ne doit pas se limiter à la perte de poids visible sur la balance, selon des études récentes publiées dans The New England Journal of Medicine. Les données démontrent que ces traitements réduisent le risque de complications cardiovasculaires, notamment un recul de 20 % des événements graves chez certains patients.

Les discussions autour des traitements à base de semaglutide ou de tirzepatide se concentrent souvent sur les transformations physiques visibles, telles que la silhouette ou le visage. Pourtant, les médecins insistent sur la nécessité de porter l’attention sur la santé globale des patients plutôt que sur les seuls chiffres affichés par la balance.

Selon les données publiées dans The New England Journal of Medicine, l’un des aspects les plus notables de ces molécules réside dans leur capacité à réduire les risques de complications cardiovasculaires chez des profils spécifiques, y compris chez des personnes ne souffrant pas de diabète.

Les résultats cardiovasculaires de l’étude SELECT

L’étude SELECT a inclus 17 604 personnes âgées de 45 ans ou plus, présentant un surpoids ou une obésité ainsi qu’une maladie cardiovasculaire préalable, mais sans diagnostic de diabète. Les participants ont reçu soit de la semaglutide injectable, soit un placebo, en plus de leurs soins médicaux habituels.

Les chercheurs ont mesuré l’apparition de trois événements graves : la mort d’origine cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et l’accident vasculaire cérébral non fatal. Le traitement a entraîné une baisse de 20 % du risque relatif de présenter l’un de ces incidents majeurs.

Les auteurs de l’étude ont noté que ces divergences sont apparues précocement, ce qui suggère qu’une partie de la protection ne découle pas uniquement de l’ampleur de la perte de poids. Une baisse de la protéine C réactive, un marqueur d’inflammation, a également été observée parmi les participants.

Les enseignements des études STEP-HFpEF, FLOW et SUMMIT

De son côté, l’étude FLOW s’est concentrée sur des patients atteints de diabète de type 2 et d’insuffisance rénale chronique. Dans cette cohorte, la semaglutide a ralenti la progression de la maladie rénale tout en diminuant la fréquence des accidents cardiovasculaires, bien que l’étude ait impliqué des patients diabétiques et des doses moindres.

Concernant la tirzepatide, un analogue dual des récepteurs GLP-1 et GIP, l’étude SUMMIT a porté sur 731 personnes souffrant d’obésité et d’insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection préservée. Le traitement a réduit le risque d’un critère combinant mortalité cardiovasculaire et aggravation de l’insuffisance cardiaque. En outre, en décembre 2025, l’étude SURPASS-CVOT publiée dans The New England Journal of Medicine a confirmé que la tirzepatide présentait une sécurité et une efficacité cardiovasculaires non inférieures à celles de la dulaglutide.

Une évaluation médicale indispensable face aux effets indésirables

Ces avancées thérapeutiques ne constituent pas une garantie universelle et nécessitent un examen médical individualisé. Lors des essais SELECT et SUMMIT, des patients ont dû interrompre le traitement en raison d’une mauvaise tolérance, principalement liée à des troubles digestifs.

Les bénéfices observés dans l’étude SELECT se sont surajoutés à la prise en charge cardiovasculaire habituelle des patients, sans s’y substituer. L’objectif d’une prise en charge de l’obésité dépasse ainsi la seule modification de l’apparence physique pour cibler la prévention des complications à long terme.

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