Face à la hausse des cas d’influenza de type A observée en septembre 2026 en Indonésie, un expert recommande des mesures préventives simples, incluant le port du masque dans les lieux clos et une vaccination annuelle.
Évolution des cas d’influenza de type A et surveillance des autorités sanitaires
Les infections dues au virus de l’influenza de type A connaissent une recrudescence notable en Indonésie. Selon les données du ministère de la Santé publiées jusqu’au 12 septembre 2026 et relayées par l’Université Gadjah Mada, la proportion de tests de laboratoire positifs a atteint 38 % lors de la 35e semaine, contre 22 % la semaine précédente.
Sur 175 échantillons analysés, 66 se sont révélés positifs, la grande majorité étant constituée de la souche A(H1N1)pdm09. Malgré cette augmentation, les observations menées jusqu’en septembre 2026 situent la situation globale à un niveau modéré, qui s’inscrit dans le cadre des variations saisonnières habituelles du pays.
Tri Wibawa, professeur au département de microbiologie de la Faculté de médecine, de santé publique et de sciences infirmières de l’UGM, appelle à la mesure face à cette situation. L’augmentation de l’influenza A en août 2026 ne doit pas donner lieu à une réaction excessive, même s’il reste nécessaire de préparer l’atténuation des risques,
a-t-il déclaré, selon les informations rapportées par l’institution universitaire.

Symptômes cliniques et populations particulièrement vulnérables
Le virus de l’influenza de type A se distingue d’un simple rhume par l’intensité de ses manifestations. L’infection provoque fréquemment de la fièvre, des frissons, des maux de gorge, des céphalées, des douleurs musculaires ainsi qu’une fatigue prononcée, les premiers signes apparaissant un à quatre jours après l’exposition au virus.
Si la majorité des patients guérissent de manière autonome, certains profils encourent un risque accru de complications graves, telles que la pneumonie. Les autorités sanitaires identifient plusieurs catégories vulnérables nécessitant une attention redoublée :
- Les enfants de moins de cinq ans
- Les personnes âgées
- Les femmes enceintes
- Les individus souffrant de maladies chroniques (diabète, affections cardiaques ou pulmonaires) et de troubles immunitaires
En cas de difficultés respiratoires, de douleurs thoraciques, de fièvre persistante au-delà de trois jours ou de signes de déshydratation, une prise en charge médicale rapide s’avère indispensable, comme le soulignent les protocoles hospitaliers.
Recommandations sanitaires et mesures de prévention au quotidien
Pour contrer la propagation du virus, le Dr Andrew Adhytia Lieputra, spécialiste en microbiologie clinique diplômé de l’Université Diponegoro, préconise une approche préventive reposant sur plusieurs gestes d’hygiène fondamentaux. Il insiste particulièrement sur le port d’une protection faciale dans les espaces clos ou fréquentés.
Le Dr Andrew Adhytia Lieputra a rappelé que la prévention reste primordiale.

Outre l’utilisation du masque par les personnes malades ou exposées, les recommandations englobent une hygiène rigoureuse des mains à l’eau et au savon ou par l’application de solutions hydroalcooliques. Il est également conseillé d’observer les règles d’étiquette en cas de toux ou d’éternuement en privilégiant un mouchoir jetable ou le pli du coude plutôt que les mains.
À cela s’ajoute l’importance de maintenir ses défenses immunitaires par une alimentation équilibrée, un repos suffisant et une activité physique régulière. Le Dr Andrew rappelle par ailleurs que Le virus de la grippe continue de circuler et d’évoluer au fil du temps, de sorte qu’il reste important de mener des actions de prévention chaque année,
ce qui motive l’administration de vaccins annuels pour cibler les souches en circulation.
Méthodes de diagnostic virologique disponibles
Face à des symptômes suspects, la confirmation médicale de l’infection peut s’effectuer par le biais de tests rapides antigéniques réalisés à partir de prélèvements nasaux ou nasopharyngés. Pour les cas présentant des tableaux cliniques sévères ou nécessitant une analyse approfondie, les praticiens ont recours à des méthodes moléculaires telles que la PCR, reconnues pour leur sensibilité accrue dans la détection du virus selon les indications de l’analyse médicale.
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