L’affaire a éclaté au grand jour lorsque la jeune fille s’est rendue d’elle-même au poste de police, révélant un drame familial qui couvait depuis la veille dans un appartement de l’avenue Vicuña Mackenna. La victime est une femme chilienne de 48 ans dont le corps sans vie a été découvert par les forces de l’ordre après les aveux de sa propre fille.
La dispute et l’agression au domicile de San Joaquín
Les faits se sont déroulés le dimanche 23 août 2026, peu après midi. Selon les antécédents préliminaires recueillis par la police, une vive discussion a éclaté entre la mère et sa fille à l’intérieur du logement situé dans la commune de San Joaquín, en Région métropolitaine. Au cours de cette altercation, la mineure s’est emparée d’un martteau trouvé à proximité du canapé et a frappé sa mère à plusieurs reprises à la tête.
La violence des coups a entraîné la chute de la victime. Dans son récit aux autorités, la jeune fille a indiqué qu’elle a observé une grande quantité de sang sur place, selon le rapport initial de la police. La femme a succombé à ses blessures sur le sol du domicile.
Une nuit passée aux côtés du corps dans l’appartement
Après l’agression mortelle, la chronologie des événements établie par les enquêtes de police montre une gestion glaçante de la situation par l’adolescente. Vers 14h15, s’étant changée pour retirer ses vêtements tachés de sang, elle a quitté une première fois le domicile. Elle est revenue sur les lieux plus tard dans la soirée, aux alentours de 23h00.

En entrant dans l’appartement, la mineure a constaté que sa mère gisait toujours au même endroit, immobile et ne présentant plus de signes de vie. Elle a alors recouvert le corps avec un drap et a passé toute la nuit à l’intérieur du logement, sa mère demeurant dans les mêmes conditions jusqu’au lendemain matin, d’après les précisions de la police.
L’aveu à la 3e Commissariat de Santiago et l’intervention de la PDI
Le lundi 24 août, après avoir quitté de nouveau le domicile dans la matinée, la jeune fille a pris la décision de se rendre par ses propres moyens à la 3e Commissariat de Santiago de Carabineros. C’est là qu’elle a confessé sa participation au parricide, incitant les services de police à agir rapidement.

Vers 21h00 ce même lundi, les fonctionnaires de la police territoriale sont entrés dans l’appartement de San Joaquín pour corroborer les déclarations de l’adolescente. Le périmètre de sécurité a été bouclé par la 50e Commissariat, tandis que le Ministère public a confié les investigations techniques et scientifiques à la Brigada de Homicidios Sur de la Policía de Investigaciones (PDI) afin d’éclaircir l’ensemble de la dynamique du crime et d’analyser l’éventuelle participation d’autres personnes.
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