Samsung a produit l’emblématique chasseur F-16 pour la Corée du Sud

Alors que Samsung est universellement connue pour ses smartphones et ses téléviseurs, l’entreprise sud-coréenne a également joué un rôle clé dans la fabrication sous licence de l’emblématique chasseur F-16 Fighting Falcon, avec plus de 160 appareils de la version locale KF-16 toujours en service au sein de l’armée de l’air.

Lorsque le nom de Samsung est évoqué, les esprits se tournent spontanément vers les technologies grand public, les écrans géants et les appareils électroménagers.

De l’achat direct américain aux lignes de production de Samsung Aerospace

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L’histoire de la Corée du Sud avec le chasseur F-16 a débuté en décembre 1981, date à laquelle Séoul a acquis ses premiers appareils directement auprès des États-Unis. Par la suite, le pays a basculé vers une fabrication locale partielle dans le cadre d’une politique américaine autorisant un cercle restreint d’alliés à assembler l’appareil sur leur propre sol. C’est ainsi que Samsung Aerospace a pris en charge la fabrication de 72 de ces avions de chasse.

Grâce à ce programme industriel, la Corée du Sud a rejoint le club très fermé des nations ayant obtenu le droit de produire le F-16 en dehors des frontières américaines, aux côtés de la Belgique, de la Norvège, de la Turquie et des Pays-Bas. La variante modifiée pour les besoins sud-coréens a été baptisée KF-16, et le tout premier exemplaire est officiellement entré en service au sein de l’armée de l’air du pays le 30 juin 1997.

Plus de 160 appareils KF-16 en activité et un vaste programme de modernisation

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Afin de prolonger leur durée de vie opérationnelle au lieu de procéder à leur retrait immédiat, une large part de cette flotte fait actuellement l’objet d’un vaste programme de mise à niveau piloté par l’entreprise Lockheed Martin.

Cette modernisation, connue sous le nom de standard Block 72, vise à hisser les cellules existantes au niveau F-16V. Le chantier technique englobe le remplacement complet du radar, la refonte des écrans de bord et de l’avionique, l’optimisation des charges d’emport en armement, ainsi que l’installation de systèmes modernisés pour la navigation, les communications sécurisées et l’évitement de collision avec le sol.

Le radar APG-83 AESA et la longue descendance du F-16

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Au cœur de cette cure de jouvence technologique, le radar APG-83 AESA constitue l’élément le plus marquant. Il octroie à l’appareil une portée d’détection accrue face aux menaces lointaines, tout en décuplant la capacité à engager de multiples cibles simultanément. Ce type d’évolution illustre comment le F-16, entré en service en 1979, parvient à traverser les décennies en modernisant ses capteurs, ses calculateurs et sa panoplie d’armes plutôt que de s’en remettre uniquement à sa cellule d’origine.

Malgré une conception approchant le demi-siècle, la plateforme conserve un historique opérationnel lourd.

Perspectives d’avenir avant la transition vers le F-35

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Cette incursion historique de Samsung dans l’industrie aérospatiale militaire démontre la polyvalence industrielle du conglomérat au-delà de la seule électronique civile. Alors que la flotte des KF-16 poursuit sa mue technologique, ces appareils sont appelés à voler encore plusieurs années. À terme, la Corée du Sud entamera leur remplacement progressif en basculant vers des plateformes de nouvelle génération, parmi lesquelles figure le F-35 Lightning II.

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