Ryanair menace de freiner sa croissance à rome face à des coûts d’aéroport jugés excessifs
Rome, Italie – Ryanair, la compagnie aérienne à bas coûts irlandaise, a averti qu’elle pourrait stagner en termes de trafic à Rome cet hiver en raison de l’augmentation des coûts d’accès aux aéroports de la capitale italienne. L’entreprise dénonce une politique tarifaire qu’elle juge défavorable à la croissance et au tourisme.
Selon Michael O’Leary, PDG de Ryanair, les coûts d’accès à Rome, incluant une taxe municipale jugée “nocive” et des augmentations de tarifs aéroportuaires bien supérieures à l’inflation (+44% à Ciampino, +15% à Fiumicino), ainsi qu’une limitation artificielle du nombre de vols autorisés à Ciampino, l’ont contraint à réduire sa flotte basée à Rome pour l’hiver 2025. Cette réduction se traduit par une croissance zéro du trafic prévue pour la capitale italienne.
Ryanair souligne que cette situation contraste fortement avec d’autres marchés européens, comme la Suède, la hongrie, l’Albanie et certaines régions italiennes, qui ont supprimé les taxes aéroportuaires et réduit les tarifs, attirant ainsi davantage de compagnies aériennes et de passagers.
La compagnie appelle le gouvernement italien à agir rapidement pour lever la limite artificielle des vols à Ciampino et à abolir les taxes municipales sur les aéroports à travers le pays. Elle demande également aux aéroports de Rome de réduire leurs tarifs pour stimuler le trafic, le tourisme et l’emploi.
Ryanair affirme qu’une telle politique pourrait débloquer un investissement de 4 milliards de dollars en Italie,avec l’ajout de 40 nouveaux avions,l’ouverture de 250 nouvelles routes,et la création de 1 500 emplois dans les régions italiennes,permettant d’accueillir plus de 20 millions de passagers supplémentaires par an.
Contexte : La concurrence accrue dans le secteur aérien et l’importance des taxes aéroportuaires
Le secteur du transport aérien est particulièrement sensible aux coûts. Les taxes aéroportuaires, souvent perçues comme un frein au développement du tourisme, sont un sujet de débat récurrent en Europe.Plusieurs pays ont déjà expérimenté des politiques de réduction ou de suppression de ces taxes pour attirer les compagnies aériennes et stimuler l’activité économique locale. La situation à Rome illustre la complexité de cet enjeu, où les intérêts des compagnies aériennes, des aéroports et des collectivités locales doivent être conciliés. La capacité d’un aéroport à offrir des tarifs compétitifs est un facteur clé pour attirer les compagnies à bas coûts comme Ryanair, qui jouent un rôle crucial dans la démocratisation du voyage aérien et le développement du tourisme.
