FLASH INFO : Renfe abandonne AVLO sur l’axe Madrid-Barcelone, mise sur le confort et la compétitivité
Madrid, Espagne – Renfe, la compagnie ferroviaire espagnole, a annoncé la suppression de son service à bas coût AVLO sur la ligne à grande vitesse Madrid-Barcelone à partir du 8 septembre. La décision intervient après la découverte d’une fissure sur l’un des trains Avril utilisés pour ce service en juillet, bien que le problème ait été résolu. Renfe justifie désormais ce changement par une volonté d’améliorer le confort et de mieux répondre aux attentes des voyageurs réguliers sur cet axe crucial.
La compagnie assure que cette réorganisation ne se traduira pas par une réduction du nombre de fréquences ou des horaires actuels. Les passagers ayant déjà réservé des billets AVLO après le 8 septembre seront automatiquement reclassés en trains AVE, sans frais supplémentaires et avec les mêmes conditions de voyage.
Cette décision marque un tournant stratégique pour Renfe, qui privilégie désormais l’offre AVE, plus confortable et mieux équipée. Tous les trains Madrid-Barcelone bénéficieront désormais d’une cafétéria, d’un service de restauration à bord, d’un wagon silencieux et d’un accès aux services premium tels que les Salas Club.
Contexte et enjeux du marché espagnol de la grande vitesse :
La ligne Madrid-Barcelone est le corridor ferroviaire le plus fréquenté d’espagne, et Renfe y fait face à une concurrence accrue de la part d’opérateurs privés comme IRO et OUIGO. En 2024, Renfe détenait 60,1% du marché sur cette route, avec 47,9% pour l’AVE et 12,2% pour AVLO. Les prix moyens des billets au premier trimestre 2025 étaient de 61,9 euros pour l’AVE, 37,8 euros pour AVLO et 36,5 euros pour OUIGO.
Renfe s’engage à maintenir des “prix compétitifs” malgré ce changement, afin de conserver sa position dominante sur le marché. La décision de supprimer AVLO et de renforcer l’offre AVE est susceptible de relancer le débat sur la stratégie de Renfe et son rôle dans le développement du transport ferroviaire en Espagne.Le ministre des Transports, Oscar Puente, devra rendre des comptes sur cette gestion devant le Congrès la semaine prochaine.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de modernisation du réseau ferroviaire espagnol et de l’ouverture à la concurrence, qui a vu l’émergence de nouveaux acteurs et une pression accrue sur les prix. L’avenir du transport ferroviaire à grande vitesse en Espagne dépendra de la capacité de Renfe à innover et à s’adapter aux nouvelles réalités du marché.
